Retour dans notre réalité 

Retour dans notre réalité 

Nous sommes rentrées, chacune dans notre région, depuis une dizaine de jours… 

Mes petits fils m’ont déroulé le tapis rouge… Ils ont exprimé leur joie chacun à leur façon… loin des gestes barrières 😌… Antoine, 11 ans, m’a offert un moment d’échange cœur à cœur 💝… Les yeux pétillants et les bras grands ouverts, d’Aaron, bientôt 8 ans, à mon arrivée à Roissy ❤️… Logan, 4ans1/2, me demande toutes les 3 minutes si je dors chez lui… encore un peu sous l’influence de la famille élastique d’Afrique, je réponds que je vais demander à son père de me construire une cabane au fond du jardin… ce à quoi il me répond qu’il a une cabane dans sa chambre 😉 😊…

Que du bonheur ce bain de famille !!!

Malgré tout… le retour est un choc… d’abord la température… je suis gelée… mais aussi les douleurs… décidément mon corps préfère les climats chauds… je reprends ma cure de curcuma… mais aussi les maisons fermées, les rues étrangement « vides »… les restaurants et les magasins soignés et bien achalandés… 

Tout me saute au visage… C’est comme une redécouverte de tout ce que notre environnement de « pays développé » offre de « confort » en tous genres… passer du peu au beaucoup… de l’essentiel au superflu… 

La question aujourd’hui est : qu’est-ce que je vais faire de tout cela ? quel chemin vais-je emprunter ?

Si ce billet de blog conclut notre aventure de 4 mois., ce n’est qu’un au revoir… Nous rêvons l’une et l’autre d’une suite dans quelques semaines/mois…

Voyage extérieur…Voyage intérieur…

Ma cousine m’a demandé il y a quelques mois, lorsque j’ai évoqué cette aventure, ce qui me plaisait dans les voyages en général et en Afrique en particulier… Il me semble lui avoir répondu, outre la découverte de nouveaux paysages, les modes de vie des peuples si différentes de celles des nôtres…

Mais en fait c’est plus que cela…

Il s’agit là du voyage extérieur, celui que je perçois avec mes sens (ce que je vois, ce que je sens, ce que j’entends, ce que je goûte, ce que je touche)… En Afrique tous mes sens sont en éveil constant…

Mes voyages pourraient s’arrêter là et ils seraient parfait !

Mais tout est si différent ici… je perds mes repères… j’apprends à me défaire de mes modes de pensées automatiques… et le voyage devient plus intime… consciente que c’est d’abord le rêve de la petite fille que j’ai été, je fais la part belle à mon enfant intérieur qui découvre ce monde sans filtre, sans à priori, sans peur et sans jugement.

Christine m’a dit « ici il faut jouer », alors j’apprends à « jouer » et tout devient source de plaisirs, de légèreté et cela fait un bien fou…

Je m’adapte, quand le masque devient la bavette en Guinée et le cache nez en Côte d’Ivoire (j’adore !)🤣…

Je m’adapte quand un policier m’annonce que j’ai quelque chose sur le nez avant toute demande… la mangue ça colle ! 😋

Je m’adapte quand les mots ne disent plus la même chose… et que je réponds à côté… 🙄

Je m’adapte quand nos conditions de logement sont limites 😨… l’essentiel est ailleurs… 💕

Je joue, avec les vagues lors mes ballades matinales sur la plage de Bassam face au soleil levant😎😍… et je retrouve des muscles perdus depuis très longtemps 😉🤣…

Je joue, quand les petits singes (Cercopithèque de Campbell) de la forêt sacrée de Man me tiennent le doigt pour attraper une banane🙊🙉🙈… j’y retourne volontiers avec encore plus de bananes…

Je joue, quand les yeux curieux des enfants me dévisagent de leurs grandes billes rondes, qu’ils demandent des photos et éclatent de rire en se voyant… qu’ils imitent mes gestes avec de grands rires…

Je joue, quand on échange nos whatsapp pour rester en contact 🤪 (ma liste d’amis a beaucoup augmenté)…

Je joue, quand je reçois de multiples messages m’invitant à la prudence et à prendre soin de moi d’un médecin croisé à Danané 🙃 (c’est trop gentil, non?)…

Je joue, quand le capitaine nous téléphone pour avoir de nos nouvelles et qu’il nous invite à déjeuner à Man… me fait servir un plat aphrodisiaque 😎 🥵…

J’apprends, quand au delà du bonjour, il y a le « ça va bien ? » qui enchaîne sur « un peu » « et la famille ? »  « et chez toi ? » à toute personne rencontrée sur mon chemin (Cela prend un peu de temps 😉 mais c’est tellement plus convivial)…

J’apprends, quand le tutoiement systématique est de rigueur… je me mélange les pédales 😮… mais cela rend les relations plus simples aussi… 💑

J’apprends, quand on m’offre un verre de vin blanc que je décline poliment « Merci ! mon repas va refroidir » et qu’on m’explique en joignant le geste à la parole « Qu’en Afrique on dit merci après avoir bu », alors je joue le jeu, je m’assoie avec ces messieurs que je ne connais pas et la discussion s’installe😅…

J’apprends, quand je remercie pour l’aide précieuse qui nous a permis d’entrer en Côte d’Ivoire et que je reçois en retour un « on est ensemble » 🌍 (là, j’avoue, je suis particulièrement touchée!)…

Je m’adapte, je joue, j’apprends… en un concentré de temps, mille choses… j’avance loin de mes certitudes… magie de la terre africaine… qui me donne de l’énergie… répare mon corps… change mon regard… me fait tendre vers l’équilibre…

Merci à vous tous d’avoir suivi notre aventure, pour vos messages de soutien

Merci à Christine de m’avoir fait cet extraordinaire cadeau

Merci à mes enfants et mes beaux enfants d’accepter sinon de comprendre ma quête

Une pensée pour mes 3 petits enfants avec lesquels j’aimerai un jour partager mon amour pour l’Afrique

Et merci à tous nos anges gardiens, puissent ils recevoir la même aide partout où ils voyageront…

Dom

Le feu🔥 et l’eau🚰…

Vous vous demandez peut être comment a fonctionné notre duo pendant ces 3 mois et demi de voyage… On m’a parfois posé la question notamment lors de notre attente à Barbas… Nous étions les seules à voyager entre amies… les autres « Libérez nous » étaient en couple, en famille ou en solitaire…

Tout nous oppose ou presque… et pourtant au-delà de nos différences nous avons su trouver nos complémentarités… et faire de cette aventure un merveilleux souvenir…

Christine, c’est le feu… emportée, passionnée, terre à terre, ancrée… rien ne l’arrête… Si elle veut quelque chose, elle l’obtient… elle sait comment aborder les anciens, ceux qui ouvrent les portes de petites merveilles… elle connaît toutes les ficelles pour faire fonctionner les robinets récalcitrants, ajuster les moustiquaires… c’est aussi un puits de connaissances… et d’une patience incroyable quand elle enseigne, transmet… mais pas du tout quand il s’agit de parlementer… notamment avec les forces de l’ordre… Elle a un amour infini pour les animaux en général et les oiseaux en particulier…

Moi, c’est l’eau… retenue, rêveuse, indécrottable optimiste… avec mes temps de voyage intérieur… j’ai apporté des sourires et des rires… en faisant des parallèles entre notre vie d’européennes organisées et les situations locales quelque peu désorganisées… en pratiquant l’autodérision sur mes « petites » manies de rangement… et de tenue des comptes… J’ai pris le relai quand la situation le nécessitait avec les forces de l’ordre… en la jouant respectueuse… d’égal à égal… en argumentant point par point… toujours avec un grand sourire… j’ai un besoin infini d’établir des relations humaines…

Alors oui il y a eu des tensions… des moments de parler vrai… nécessaires pour repartir du bon pieds… des moments de doute… jamais en même temps… mais aussi du soutien mutuel… particulièrement quand la situation semblait coincée… que l’une ou l’autre « lâchait »…

Peut être que le socle de notre fonctionnement c’est finalement nos ressemblances, nos points communs… de femmes libres… de baroudeuses… de volontaires… de courageuses… d’intérêts pour l’exploration de notre environnement extérieur… avec cette envie de s’enrichir de mille choses immatérielles…

Voilà pour notre duo de mamies trotteuses !

Côte d’Ivoire, terre de sourires et d’accueil

Si au nord du pays il n’y a pas encore eu de pluie, ce n’est pas le cas à Abidjan où il pleut toutes les nuits. Christine dit que c’est la pluie des mangues. Sur la plage, le matin, il fait doux mais extrêmement brumeux, au point que les quelques courageux qui viennent faire leur sport sont assez fantomatiques… j’ai le sentiment d’être seule au monde… le soleil finit par percer dans la matinée… mais le ciel reste invariablement blanc !

J’ai commencé le tri dans tout ce que j’ai emporté et qui ne nous a finalement pas servi… pour certaine chose c’est tant mieux 😉… et qui va à coup sûr faire des heureux maintenant 😀… Les vêtements qu’il me reste de mes petits enfants, les médicaments, la « bobologie », une moustiquaire, des masques,… Bref, le très modeste dispensaire du quartier France de Grand Bassam est ravi !!! et moi aussi 😍

Nous allons tenter de laisser dans la voiture ce qui ne trouvera pas preneur et ce qui pourrait être utile pour un prochain voyage… sans garantie de les retrouver à l’arrivée…

L’avantage de rester « statique », c’est que nous finissons par être connues… les contacts se font plus proches… les petites vendeuses nous reconnaissent… lancent des « bonsoir chérie »… donnent leur numéro de téléphone pour passer commande et ainsi avoir les meilleurs produits… me rattrapent si je pars sans ma monnaie… la cuisinière du restaurant a adapté la quantité de nourriture dans l’assiette à nos appétits et fait tout son possible pour ne pas nous faire attendre (on passe commande quand même!)…

Partout ici nous sommes bien accueillies, avec de grands sourires… les jeunes nous envoient des baisers ou des cœurs avec leurs doigts… Rien n’est feint… tout est naturel… les ivoiriens ont un franc parler désarmant parfois…

Un policier à notre arrivée à la frontière m’a dit « tu vas rester ici »… et quelque part il a raison, je vais partir avec l’envie de revenir… nous avons croisé des français qui reviennent régulièrement…

Pour finir une petite anecdote amusante… Nous faisons toujours extrêmement attention à récupérer de la monnaie partout où c’est possible pour pouvoir faire nos petites emplettes (fruits, pain, …) et éviter à la marchande la recherche de monnaie qui peut prendre du temps, beaucoup de temps… Mais nous ne nous attendions pas à rencontrer cette difficulté dans les supérettes… qui ont contourné le problème en donnant des bonbons ou des petits gâteaux à la place des pièces de 25 et 50 Francs CFA… 😉 😋

Nous n’irons pas plus loin… 😭

L’objectif de Christine était d’aller au moins jusqu’à Lomé au Togo pour y déposer en toute sécurité sa voiture chez un ami et ainsi pouvoir poursuivre le tour de l’Afrique à la prochaine saison sèche…

Pour anticiper la frontière suivante et les lenteurs administratives, nous sommes allées à l’Ambassade du Togo à Abidjan… cette fois nous avons essuyé un refus catégorique… avec la pugnacité de Christine et fortes de nos expériences passées, nous avons entrepris plusieurs démarches… à l’ambassade du Togo à Accra (Ghana) pour tenter d’obtenir un laisser passer… pris contact avec des connaissances du contact de Christine à Lomé… La réponse fut catégorique… Le pays est en état d’urgence sanitaire jusqu’en septembre 2022… Il ne faut pas espérer…

Donc changement de plan… On entre au Ghana le 1er mars et on revient en Côte d’Ivoire avant la fin de notre vignette touristique, le 26 mars 2022, pour mettre la voiture sur un bateau direction la France… Une bonne quinzaine de jours pour visiter le Ghana, c’était jouable… Mais voilà… c’était sans compter sur la bureaucratie et les lenteurs administratives de l’ambassade du Ghana… notre dossier complet pour l’un des employés ne l’était pas pour l’autre… il fallait donc reprendre un rendez vous de dépôt puis attendre de nouveau une semaine pour obtenir le visa… Donc le Ghana sera pour une autre fois… ou pas… Christine étant très remontée…

Nous sommes tristes de n’avoir pas pu aller au bout du rêve des mamies trotteuses…

Cela ne nous a pas empêché de nous faire un petit cadeau d’anniversaires anticipés et un grand plaisir d’une journée… direction N’ZI River Lodge près de Bouaké à 350 Km d’Abidjan… où cette fois nous avons pu observer de près et de loin des animaux dans leur élément naturel… Cobs de Buffon, Cobs de Fassa, Buffles des forêts, Phacochères et même quelques singes (vervet et pattas) au loin… et enfin un éléphant, emblème de la Côte d’Ivoire !!!

Nous avons appris lors du safari photos que nous avions pique niquer le midi sur le terrain de Goliath, le rhinocéros blanc de la réserve… 😉 Bon ! Il ne nous a pas rendu visite et nous n’avons donc pas eu à partager nos sandwichs à la vache qui rit… 😁🙄😏

Maintenant nous préparons tranquillement, comme toujours, le retour…

Mosaïque de couleurs…

Les pagnes colorés représentent la marque de fabrique de l’Afrique.

Un pagne est un morceau de tissu de 1,20 mètre de largeur sur près de 5,5 mètres de longueur pour un pagne complet. Il est souvent possible de l’acheter par morceau d’environ 2 mètres.

De façon traditionnelle ou plus moderne, le pagne se porte facilement car il est léger, confortable, souvent entièrement en coton.

La modernisation n’a pas chassé la tradition. Le pagne s’adapte à chaque occasion en étant surtout l’élément indispensable lors d’un mariage coutumier où chacun fait faire son vêtement à partir du même modèle de pagne.

Même si les mamans africaines continuent d’affectionner le port traditionnel, c’est-à-dire un pagne long et un second plié qui se superpose à lui, les plus jeunes le portent en robes, vestes, pantalons…

Le pagne n’est pas réservé aux femmes… les hommes et les enfants portent fièrement des ensembles pantalon chemise…

Des pagnes spéciaux sont proposés le jour de la fête des femmes le 8 mars… et chacune arbore fièrement sa tenue qui outre ses couleurs chatoyantes fait la part belle à l’image de la femme et aux slogans « féministes »… « on ne naît pas femme, on le devient »… « défis sécuritaire et sanitaire, quelle stratégie pour une meilleure protection des femmes ? »… « si Dieu n’avait pas fait la femme, il n’aurait pas fait la fleur »… 😉😍

Qui dit transformation des pagnes en vêtements dit couturiers et couturières capables de confectionner ce que vous souhaitez à partir d’une simple photo, d’un vêtement ou bien même de quelques explications. Et tout est sur mesure, ajusté à la silhouette… Toutes ces tenues élégantes et colorées sont un ravissement pour les yeux.

On ne peut pas parler de belles tenues sans parler de la coiffure… En l’occurrence les tresses. Là encore les femmes font preuve d’une grande créativité et d’une grande patience…

Alors j’ai essayé… mais sur mes cheveux lisses… c’est compliqué et le crâne blanc n’est pas très seyant ! 🤣

Particulièrement le week-end, habillées, coiffées et maquillées, elles sont toutes magnifiques !!!

Et pourtant, il nous est arrivé plusieurs fois de nous entendre dire « vous êtes belles »… dans nos tenues plutôt « roots »… on cherche encore…

Temps élastique…

Un Ivoirien nous a dit, le temps en Afrique c’est comme la famille, il est élastique…

Effectivement nous l’avons expérimenté cette semaine… Muni de nos photocopies de passeport, carnet de vaccination et attestation covid nous sommes arrivées à 9h30 à l’ambassade du Ghana… et ressorties à 14h30 avec nos photocopies et l’impression de notre demande en ligne 🙄… Impossible de déposer la demande… Nous devons revenir avec l’ensemble des documents mardi prochain matin… et ensuite récupérer notre passeport avec le visa entre 3 et 5 jours après selon le prix que l’on est prête à y mettre…

Donc normalement, nous aurons notre sésame fin de semaine prochaine… Record des 11 jours d’attente au Maroc battu puisque nous l’aurons attendu plus de 2 semaines…

École de la patience… Tout finit par se faire…

Nous profitons de ce repos imposé pour faire faire la révision de la voiture… nécessaire après nos 14000 km de routes… vidange, filtres et plein du lave glace… dont on fait une grande consommation avec la poussière…

A chaque fois, c’est toujours le même étonnement pour ces messieurs… 2 femmes, 2 mamies trotteuses venues seules de France…

Pour tuer le temps, Christine a eu l’idée géniale de demander à un artisan « batikier » de nous aider à réaliser un batik. Donc ces 3 derniers jours nous sommes allées, en élèves studieuses, réaliser, avec l’aide d’un artiste, un Batik.

Le batik est une technique d’impression des tissus réalisés par les experts en 8 étapes… Le dessin réalisé à main levée au stylo ou au crayon… la cire chaude déposée sur le tissu en dessinant les motifs… des couleurs complémentaires selon le résultat souhaité… un premier bain de teinture… puis de nouveau la cire chaude pour protéger les couleurs… deuxième bain de teinture… puis lavage à l’eau bouillante pour retirer la cire… et enfin rinçage…

Pour nous il aura fallu beaucoup de cire et quelques étapes supplémentaires… Mais le résultat est là !!! et Christine a épaté le « batikier » avec son coup de crayon !

En plaisantant, il nous dit qu’il va ouvrir un atelier de confection de batik pour personnes âgées… C’est l’occasion de le questionner sur le succès qu’il aurait auprès des ivoirien(ne)s et il convient qu’ici les personnes âgées n’ont pas de temps libre… faisant partie intégrante du village… deux réalités opposées… l’une cherche à occuper le temps… l’autre vit le temps présent…

Histoire de femmes…

Les dernières informations sont plutôt encourageantes… nous devrions avoir notre laisser passer pour le Ghana à compter du 1er Mars… maintenant il nous faut remplir les demandes de visa en ligne… sur un site en anglais exclusivement…

Aussi je profite de tous les échanges que je peux avoir avec les Ivoirien(ne)s, avant de passer quelques temps dans un pays anglophone… ça va être dur…

Ce qui est notable, c’est que tout au long de notre traversée, il a été plus facile de discuter avec des hommes qu’avec des femmes… D’abord parce ces messieurs saisissent toutes les occasions d’échanger avec des Françaises laissant peu de place aux dames, plus réservées…

A Grand Bassam, cela a enfin pu être le cas ! Peut être parce que c’est en quelque sorte la banlieue d’Abidjan et qu’elles ont une certaine habitude avec les touristes…

Quoi qu’il en soit ce fut de vrais petits moments de bonheur pour moi que de confronter notre réalité quotidienne en France à celle des femmes Africaines.

Donc laissez moi vous raconter en quelques mots mes échanges avec 2 d’entre elles…

K, jolie jeune fille de 22 ans, vit chez ses parents avec son petit garçon de 5 ans. Elle a fait le choix de ne pas vivre avec le papa pour avoir une chance de se marier… ne pouvant assumer seule sa (sur)vie et l’éducation de son enfant… son rêve avoir son propre salon de coiffure et d’esthétique… mais pour cela il faut 400 000 Francs CFA (environ 650 euros) selon elle… difficile de faire des économies avec un salaire mensuel mensuel d’à peine 130 euros… « ça sert pour les vêtements et l’entretien » me dit elle… Elle me laisse son numéro de téléphone… « si vous revenez vous serez ma cliente ! »

M, maman de 2 enfants, vend des vêtements sur la plage… je n’ai pas besoin de robe de plage… avant de partir elle me propose des tresses… « OK demain !»… le lendemain après midi donc, première séance de tresses… sans élastiques, « elles sont gâtées » me dit elle… effectivement elles n’ont pas tenu la soirée… désolée, elle me dit « je vais acheter des élastiques, je reviens demain »… et le lendemain, elle est là ravie de ce contact, de cet échange… échanges de femmes… sur les difficultés de l’éducation des enfants… sur les maris pas toujours au « rendez vous »… sur le plaisir qu’elle a eu de travailler pour des blancs partis maintenant… sur le regret qu’elle a de n’avoir pas été à l’école, ses parents ne l’ayant pas autorisé… sur les cours du soir « qui fatiguent »…

Mon cœur de femme est touchée par ces réalités si loin des miennes… Je les trouve extrêmement courageuses… avec une belle volonté d’avancer…

Et puis il y a toutes ses jeunes filles, serveuses dans les restaurants plus ou moins débutantes, pas très assurées, qui font le maximum pour bien faire…

Vous avez remarqué le vocabulaire coloré…

Partout où l’on arrive… à l’hôtel mais aussi sur n’importe quel étal de marchande, à la banque… nous sommes accueillies par un grand sourire et un « bonne arrivée ! »… qui ne veut pas seulement dire « bienvenue »… mais aussi « j’espère que vous avez fait bon voyage »… chaleur et hospitalité garanties… Ne vous étonnez pas si vous m’entendez vous le dire lorsque j’aurai le plaisir de vous revoir…

Il y a aussi le « ça fatigue » et le « c’est gâté » que j’ai mis un peu plus de temps à comprendre… « ça fatigue » signifie c’est difficile, c’est trop… « c’est gâté » signifie c’est abîmé, c’est moche, c’est sale… notre voiture est souvent gâtée

Compagnons de route…

Nous sommes toujours en attente de la réponse de l’ambassadeur… donc nous occupons le temps utilement… hier nous avons vidé entièrement la voiture et fait faire un grand nettoyage intérieur et extérieur… après 3 mois de voyage elle en avait besoin… mais quel travail harassant par cette chaleur humide… nous étions trempées de sueur et à point pour une nouvelle douche…

Il faut dire que depuis samedi nous avons des orages et de la pluie ! De ces pluies tropicales qui ne préviennent pas…

L’actualité n’est pas intense… c’est donc le bon moment pour vous parler de nos compagnons de route…

Souvent dans l’imaginaire collectif on associe l’Afrique à bestioles en tous genres… Il nous est arrivé de voir des petits margouillats mangeurs de moustiques dans nos chambres… Nous avons croisé le chemin de souris 🐭(dans les réceptions mais aussi dans notre dernière chambre!!!)… et anecdotiquement des cafards pas plus grand que ceux de chez nous… et pour ma belle fille, quelques minuscules araignées 🕷… franchement, c’est gérable !

Les moustiques 🦟 nous préoccupent davantage… Nous appliquons scrupuleusement les règles de Christine, à partir de 17h, manches longues obligatoires (bras et jambes) et parfum « cinq sur cinq » sur ce que l’on ne peut pas couvrir… résultat seulement 2 piqûres pour moi, zéro pour Christine…

A l’extérieur le plus gênant c’est les mouches 🦟 dans certains coins du pays… surtout les minuscules, les mellipones, qui cherchent les yeux, le nez et les oreilles… mais Christine a tout prévu… la moustiquaire faciale… 😉

Et puis il y a ces drôles de lézards à la tête plus ou moins colorée entre jaune et orange… très territoriaux… ils chassent tous les intrus… il y en a même un qui a tenté de m’impressionner… mais là il a perdu ! 🦎

Il y a aussi les roussettes, espèce de grandes chauves-souris, que l’on peut voir dormir dans les grands arbres la journée… de grands et beaux papillons qui jouent à cache cache avec notre objectif… et des oiseaux, de toutes les tailles, de toutes les couleurs… qui nous réveillent de leurs chants mélodieux le matin… et qui demandent quelques recherches à Christine, la passionnée d’ornithologie, quand elle ne les connaît pas…

Nous aurions aimé rencontrer un éléphant 🐘, emblème de la côte d’Ivoire… Que nenni… En reste t’il encore ? Les forêts dévastées nous laissent penser que non !

Toutes les photos ont été prises par Christine. Pour les puristes, elles sont systématiquement recadrées pour le blog.

Pause culturelle 😏

Hier matin, nous sommes allées visiter à pieds le musée national du costume situé à 2 pas de notre hôtel.

En chemin, j’ai été surprise de me faire apostropher vivement par un chauffeur de taxi… que peut il bien me vouloir… Christine m’explique que je n’ai pas répondu à son coup de klaxon… demande pas très explicite pour savoir si j’ai besoin de ses services… j’ai pas l’habitude de me faire klaxonner dans la rue, moi 😅…

La visite sera bruyante, des dizaines de groupes d’élèves se succèdent au pas de course dans les salles et les couloirs, encadrés par un guide et un professeur… C’est sûr, ils n’ont pas le temps de s’ennuyer, à peine le temps de prendre des photos avec leurs téléphones… je croise l’un de ces groupes au moment où le guide explique ce que les blancs… il me suit du regard… oups !!!

En résumé ce musée est chargé de conserver et de promouvoir le patrimoine vestimentaire Ivoirien. Outre la découverte des traditions vestimentaires, des masques, des costumes rituels et de cérémonie, ce fut l’occasion d’entrée dans l’ancienne demeure coloniale des gouverneurs construite en 1893.

Ce matin, je teste un truc de filles… le bouche à oreille fonctionne plutôt très bien… c’est en demandant à la serveuse du restaurant qu’une jeune femme vient d’Abidjan pour, normalement un soin des pieds et une épilation… finalement j’aurai aussi un soin des mains à la pierre ponce… elles n’auront jamais été aussi douces… Ici pas d’aide électrique, tout se fait à la main… et contre toute attente l’épilation à la crème dépilatoire… j’aurais pu y penser !!!

Bref je suis contente d’ajouter quelques francs au maigre salaire de cette jeune femme pleine de précautions pour ma peau de blanche… plus fragile que la peau des africaines… selon elle…

Prochaine frontière à l’approche…

Nous rejoignons Abidjan par la route côtière peu fréquentée, les ivoiriens ayant une préférence pour un chemin plus loin mais plus roulant… Nous la faisons en 2 fois, arrêt à Grand Lahou pour affronter la circulation de cette métropole africaine, encore à peu près fraîches 😎 (à notre âge c’est pas gagné !)… direction Cocody, le quartier des ambassades où nous espérons trouver un hôtel dans nos prix… on peut toujours rêver, non ?… finalement après 2 arrêts infructueux, nous changeons de stratégie… direction l’ambassade du Ghana… puis l’ambassade du Togo… pour des renseignements… l’hôtel ce sera de nouveau les pieds dans l’eau à Grand Bassam au sud est d’Abidjan…

Mais, revenons à nos prochaines destinations dont les frontières terrestres sont théoriquement fermées… Pour le Ghana, nous avons fait une demande officielle de laisser passer à son excellence l’ambassadeur… Nous attendons sa réponse qui devrait arriver d’ici une semaine… Pour le Togo, on nous a donné les formulaires à remplir pour les demandes de visa, le passage de la voiture devant se négocier à la frontière…

Alors nous prenons nos marques dans la vieille ville de Grand Bassam située sur une bande de terre coincée entre océan et lagune… Nous avons trouvé un petit restaurant bien sympathique où on peut manger autre chose que du poulet bicyclette(*) braisé pour moi et du poisson braisé pour Christine… C’est pas qu’il n’y a rien d’autre, la cuisine Ivoirienne est variée, mais nous évitons l’une et l’autre le piment…

On a bien essayé de demander une préparation en sauce sans piment en allant négocier directement en cuisine… pour le plus grand plaisir des cuisinières qui se plient en quatre pour nous satisfaire… mais comme la préparation se fait dans un seul et même pilon… 🥵

Donc outre le poulet ou poisson braisé & frites, voici ce qui nous est proposé…

Les sauces… claire, graine (à base d’huile jaune extraite de la noix du palmier), feuille, arachide, aubergine… qui servent de base à la cuisson des viandes ou du poisson.

Les accompagnements… Le foutou de manioc, de banane, d’igname, de taro, sous la forme d’une boule compacte après avoir été longuement pilé… L’alloco, bananes plantains bien mures découpées, frites et salées… l’attiéké, semoule faite à base de manioc.

Les fruits il faut les acheter sur le bord de la route sur de petits étals de bric et de broc tenus par des femmes… par seau ou grande bassine 🙄… Notre dernier achat, une dizaine d’ananas et une vingtaine de pamplemousses… heureusement que nous sommes équipées (couteau, planche à découper, bols…)

… Les mamies trotteuses qui croisent les doigts des mains et des pieds pour la prochaine frontière…

(*) Poulet très très musclé… à force de courir…

Journée tranquille ou presque…

Aujourd’hui direction Grand Bereby, situé à 52 km à l’ouest de San Pedro, pour passer un moment avec les petits cercopithèques au nez blanc.

Sans information sur l’heure de la visite, nous décidons de prendre le petit déjeuner en ville, l’hôtel ne le servant pas avant 8h30…

Si jusque là nous avons pu résister au nettoyage systématique de la voiture (par économie de la si précieuse eau), depuis quelques jours elle brille de mille feux sans qu’on nous le demande… Bon ! du coup il va falloir trouver le moyen de faire le grand nettoyage intérieur…

Comme toujours la route est pleine de nids de poule… à mi chemin, nous croisons 2 hommes charriant des seaux de terre pour reboucher l’un d’eux… au retour nous nous arrêtons pour leurs donner un petit pain et des vêtements d’enfant… ce travail est vraiment d’utilité publique !

Nous arrivons juste à temps à l’hôtel Katoum de Grand Bereby pour partir à la découverte de ces drôles de petits singes. Nous prenons une barque le long de la rivière Nero et nous nous dirigeons vers un endroit où la mangrove fait un creux… Fortes de nos précédentes expériences nous arrivons avec 2 kg de grosses bananes bien mures… très rapidement, ils sont là, toute une famille et c’est à qui pourra en attraper le maximum… Ils sont petits mais très gourmands… et nous nous apercevons rapidement qu’ils en stockent dans leurs joues… faisant grossir leur « barbe » à vue d’œil…

Comme toujours ce bon moment passe bien trop rapidement !!!

Sur la route du retour nous ne pouvons résister à la photo de la pancarte publicitaire aperçue à l’aller … sans commentaire… chacun appréciera !

Notre journée aurait pu s’arrêter là… une journée plutôt tranquille… c’était sans compter sur les aléas techniques fréquents en Afrique…Si le matin, on s’est adapté à la rupture de canalisation d’eau, au coucher, la panne électrique était plus gênante… d’autant qu’il n’y avait que notre chambre… tout le reste de l’hôtel fonctionnant normalement… comme dit Christine, il faut chercher le fil rongé par un margouillat ou un rat palmiste… du coup, changement de chambre… pour la « suite royale » avec une climatisation très moderne difficile à régler pour des mamies trotteuses… donc nuit très très fraîche…

😉

Un air de vacances…

Nous sommes posées à San Pedro au bord de l’océan atlantique !

De Bouaflé nous sommes descendues plein sud… petit arrêt à Yamoussoukro, capitale officielle de la côte d’Ivoire, pour une visite de la célèbre basilique Notre Dame de la Paix, commandé par Félix Houphouet-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire… ce monument est le plus haut édifice chrétien devant la basilique Saint Pierre de Rome… Il est incroyablement imposant… son immense dôme est visible à des kilomètres à la ronde… ouvrage pharaonique d’un autre temps… 😯

Après une partie d’autoroute qui nous a semblé trop courte, nous avons bifurqué vers l’ouest pour rejoindre San Pedro sans passer par Abidjan. Cette fois la route est plutôt piste noire… en slalom permanent pour éviter les nids de poules… de quoi attraper le mal de mer pour le passager… En bonnes mamies trotteuses, on l’a donc parcouru en 2 fois !!!

Nos arrêts sur la route me permettent de découvrir de plus près les plantations d’hévéas, d’ananas, d’anacardiers avec cette fois des noix de cajou… en devenir malheureusement…

Pour agrémenter notre chemin nous avons aussi parfois quelques échanges cocasses avec les policiers… après un bonjour « messieurs dames » (des dames qui voyagent seules c’est pas dans l’ordre des choses…), je m’entends dire « vous avez quelque chose sur le nez » 🤪… à la demande des papiers du véhicule, je présente mon permis de conduire… qu’il me rend sans l’ouvrir en me disant « je connais ça »… je présente ensuite la carte grise… qu’il me rend également « en disant je connais aussi »… la brigade anti drogue se présente… je comprends qu’il veut fouiller le véhicule mais quand je vais pour sortir, il me dit vous pouvez y aller… 🙄

Enfin nous arrivons à San Pedro, nous trouvons un petit hôtel bien sympathique juste sur le bord de la mer, les pieds dans l’eau… De quoi recharger les batteries avant de poursuivre notre route vers Abidjan pas très loin en kilomètres (339) mais très très loin en temps (minimum 9h de route)…

Vous ne verrez pas de lever de soleil sur l’océan… le ciel est toujours très nuageux le matin sous cette latitude… nous avons même eu quelques gouttes de pluie… Ici les températures descendent très peu, environ 27° au lever du jour et montent dans la journée jusqu’à 37°… mais ce qui est le plus difficile c’est qu’il fait « moite »… Au moindre effort, on dégouline… mais on va pas se plaindre… on pense à vous 😎😉

On ne s’en lasse pas… 🙈🙉🙊

Les 2 frères…

Avant de quitter Daloa, nous faisons un détour par le village de Gbetipia où vivent des singes (cercopithèques de Campbell) en toute harmonie avec les habitants.

Nous sommes reçues par un ancien qui va nous raconter l’histoire de cette cohabitation.

En 1915, un couple se rend au champ avec leur bébé. La femme dépose l’enfant sous un apatam (petit abris de branches et de feuilles que l’on trouve dans tous les champs) et rejoint son mari. Lorsqu’elle revient, elle trouve un singe à côté de l’enfant. Elle alerte son mari qui accoure muni de sa machette. Le petit singe fait un stop avec sa main. L’homme dépose son arme et le singe s’éloigne. La nuit suivante l’homme, dans un rêve, comprend que ce singe est l’un de ses ancêtres revenu pour expier les méfaits de sa vie passée. L’homme achète les terrains qui jouxtent son village pour y laisser pousser une forêt et ainsi accueillir ses ancêtres-singes…

Aujourd’hui encore, et nous en avons été témoins, les familles de singes vivent avec les villageois.

Et à bien y regarder, les petits singes ont pas mal de points communs avec nos petits, non ?

Abdos fessiers au menu du jour… 😉

😷

Nous avons quitté Man pour rejoindre Daloa.

Il n’y a que 190 km qui séparent les 2 villes mais là encore il faut beaucoup de patience… Allez savoir pourquoi, les chinois ont décidé de réaliser un seul côté de la chassée en alternance, à droite ou à gauche pratiquement sur toute la distance… aussi tous les véhicules, voitures, camions, car, bus, vélo, mobylettes, triporteurs, circulent sur une voie unique…

Imaginez, vous roulez un peu sur l’ancienne route défoncée, beaucoup à cheval sur la route bitumée et la route en cours de réalisation une fois à droite, une fois à gauche, parfois carrément sur la tole ondulée du bas côté… c’est automatique, à chaque croisement de véhicules tout notre corps se contracte … enfin parfois le flux des véhicules est moins dense et on peut rouler sur le bitume 😇…

Et puis il y des tronçons en « chantier » où là c’est carrément une circulation alternées sur plusieurs kilomètres… pas toujours bien gérée… créant parfois des embouteillages avec des voitures dans tous les sens…

Bref, autant dire que nous avons fait une séance intensive de sport et que l’on reviendra d’Afrique avec des muscles en béton… 😉

Sur les traces du passé…

Nous sommes à Man, ville située à une quarantaine de kilomètres de Danané.

Dans cette ville il y a une forêt sacrée, lieu protégé. Il s’agit d’un petit bois en haut d’une colline. Selon les souvenirs de Christine toute la région a été largement déboisée. Ce qui fait que notre regard est littéralement attiré par cet espace de verdure. A l’entrée un étudiant nous explique que nous ne pouvons pas entrer (seuls les initiés ont ce droit) mais que les petits cercopithèques de Campbell qui le peuplent vont venir à notre rencontre…

Effectivement quelques claquements de mains et nous voilà entourées d’adorables petits singes gourmands… j’ai la joie de pouvoir les contenter… pur moment de bonheur, leurs petites mains sur la mienne…

A quelques kilomètres de Man, Christine m’emmène visiter l’ancien village de Biankouma. Pendant plus d’une heure, nous déambulons à travers un dédale de petites ruelles où quelques femmes s’activent à la préparation du repas, parfois en esquivant quelques pas de danse 😉. Nous avons également admiré l’agilité de celles travaillant la terre pour réaliser des canaris (récipients plus ou moins grands servant à la conservation de l’eau et des aliments).

Du village traditionnel dont Christine conserve le souvenir, il ne reste rien où pas grand-chose… Une case ronde coiffée de paille, lieu de repos des anciens du village, gardiens des masques…

Plus de peintures sur les murs de chaque demeure… mais cette fois, il n’y a rien à regretter, la tradition n’a pas été conservée pour une bonne cause… Les dessins qui ornaient les cases étaient réalisés par les femmes lors des excisions…

Les ponts de lianes de la région de Danané

C’est reparti pour les découvertes… et la première est une véritable curiosité… Les ponts de Liane de Lieupleu et de Vatouo sont suspendus dans le vide, attachés de part et d’autre du fleuve Cavally à des troncs d’arbres…

Selon les gardiens de la tradition, le pont de liane est fait avec les meilleures lianes de la forêt. C’est ensuite les initiés qui construisent ce gigantesque hamac en une seule nuit. Il est strictement interdit à toute personne non initiée de voir la fabrication du pont, sous peine de sanction mystique.

Par respect pour les initiés, il convient de se déchausser avant de le traverser.

Si celui de Lieupleu a été « doublé » d’une passerelle classique empruntée aujourd’hui par les habitants à pieds ou à motos, celui de Vatouo permet encore aux villageois d’accéder à leurs champs.

En courageuses mamies trotteuses, nous sommes montées jusqu’au filet suspendu dans le vide du premier pont pour immortaliser l’instant 😉😁… expérience que nous n’avons pas renouvelé à Vatouo 🤣…

Une bière au maquis… 🍺

Hier après une sieste pendant les heures chaudes du début d’après midi, nous repartons, notre Rumikub sous le bras, au bureau des douanes. Nous sommes accueillies par un « vous avez rendez vous ? » qui aurait pu être une fin de non recevoir… mais finalement pas du tout… Notre « non » est suivi d’un « le capitaine n’est pas encore revenu, attendez »… Bon ! c’est reparti pour une nouvelle partie de combinaisons de chiffres… Vers 17h, alors que nous venons de la terminer, un remue ménage nous fait lever la tête… tous les hommes du bureau se sont mis bruyamment au garde à vous pour saluer le capitaine qui fait son entrée en tenue décontractée… Il s’arrête un instant à notre hauteur, souriant, pour nous saluer d’un « mesdames »… sans nous laisser attendrir nous le saluons… puis attendons qu’il ait donné ses instructions aux officiers présents… enfin son « secrétaire » nous fait entrer… il demande qui est Christine l’Ivoirienne… et entame la discussion d’un « tes enfants sont métisses » et « pourquoi tu n’as pas épousé un Ivoirien ? »… moi de mon côté je m’interroge… comment a t’il eu ces informations… et suppose assez vite un échange avec Pierre, notre « passeur » Ivoirien, vivant en Guinée… Enfin, il nous demande « que puis je faire pour vous ? »… Comme convenu, il me revient de « palabrer » « nous ne voulons pas vous causer de problème » « nous avons besoin de comprendre la situation » «  voici la copie de la circulaire de 2017 trouvée sur internet »… il lit, fait faire des photocopies et nous demande de sortir pour passer un appel en nous disant qu’il nous fera savoir la réponse… Contre toute attente il nous fait revenir dans son bureau… nous dit que son correspondant évoque les conditions sanitaires… ce à quoi nous répondons que cela ne tient pas puisque nous avons toutes les autorisations…

Et là, sans préambule, il me demande si je bois de la bière… ce à quoi je réponds « moi oui ! »… »on va aller boire une bière en haut »… pas question de refuser… il fait entrer son visiteur suivant en notre présence 🙄… puis nous partons ensemble au maquis (restaurant local) rejoindre ses collègues… partager une bière et des petits morceaux de cochons grillés…

Nous quittons le maquis à la nuit tombée, en lui laissant notre numéro de téléphone Ivoirien.

Ce matin il nous appelle vers 8h… nous demande de venir à son bureau pour des formalités… en attendant de recevoir le document par mail, nous propose de l’atieké (semoule de manioc) poisson en guise de petit déjeuner…

C’est gagné ! On a notre sésame !!! 😃😉

Coincées à Danané… 😨

Si grâce aux relations de notre contact Pierre, Ivoirien vivant à N’Zérékoré (Guinée), nous avons pu passer le contrôle de police et de gendarmerie à la frontière Ivoirienne, il n’en a pas été de même au niveau de celui de la douane…

Mais restons un instant sur ce passage de frontière… Côté Guinée, 3 contrôles… C’est assez long puisque chacun consigne, sur de grands carnets d’un autre temps, nos informations d’identité et les renseignements de notre véhicule… Mais avec beaucoup de patience, on finit par passer… A 100 mètres du dernier contrôle guinéen, de l’autre côté d’une rivière (avec un pont cette fois!) se trouve les contrôles ivoiriens police et gendarmerie face à face. Les gendarmes nous font signe de commencer par la police.

Là, lavage de main, prise de température et contrôle de nos vaccinations avant d’être reçu par l’officier en poste. Il nous fait asseoir sur le mur du patio avant de nous apporter des chaises. Il nous glisse « la frontière est fermée » mais entreprend le recueil d’informations. Lui aussi les consigne sur un cahier mais prends en plus des photos de nous, de nos passeports, de notre laisser passer pour la voiture et, ce qui est le plus surprenant, nous fait poser à côté de notre véhicule pour une dernière prise de vue… Il faut attendre qu’ils trouvent de l’encre pour recharger le cachet 😉… C’est l’occasion d’échanges… Ils sont contents de pouvoir discuter avec nous… et nous aussi… on finit par avoir notre sésame… et c’est maintenant au tour de la gendarmerie… l’officier se lève de son lit de fortune, assez fermé et froid… c’est une tout autre ambiance… il tente assez maladroitement d’obtenir de l’argent… je lui demande s’il a des enfants et lui fait cadeau de quelques vêtements…

Quelques kilomètres plus loin, cette fois c’est le service des douanes… et si cela ne pose pas de problème pour nous, il n’en est pas de même pour notre véhicule… Nous n’avons pas de carnet de passage en douane… Il nous faut donc une vignette touristique qui garantit que nous quitterons le pays sous 2 mois avec notre voiture.

Le poste de campagne n’est pas équipé pour délivrer cette vignette qui se fait informatiquement. L’officier de permanence nous escorte donc jusqu’au bureau des douanes de Danané, la ville la plus proche située à une quarantaine de kilomètres. Là nous sommes reçues par le capitaine qui visiblement n’a que rarement ce genre de demande… il appelle aussitôt son supérieur… A l’issue de ce bref entretien, c’est un non sans négociation possible… Selon lui, la vignette touristique n’est délivrée qu’aux ressortissants africains (CEDEAO). il nous conseille de retourner en Guinée faire immatriculer notre véhicule dans ce pays 🤪… Nous tentons d’insister mais il coupe court à l’entretien en disant qu’il doit passer des « coups de fil »… puis nous fait dire par son subalterne qu’il ne peut rien pour nous… 😭

Nous n’insistons pas. Nous prenons la direction du centre ville pour acheter une puce locale et des unités pour nous connecter à internet. Puis nous trouvons facilement l’hôtel que nous avait conseillé le policier à la frontière.

On trouve tout sur internet… des conseils de voyageurs qui ont rencontrés les mêmes difficultés et finalement obtenu la vignette ainsi que les circulaires des douanes ivoiriennes…

Celle sur laquelle s’appuie le refus date de 2007. Or celle de 2017, nous permet d’obtenir la vignette touristique…

Donc, le lendemain, après avoir fait imprimer les circulaires nous nous rendons au bureau des douanes pour y rencontrer de nouveau le capitaine. Il n’est pas là… nous expliquons que nous allons l’attendre… on sort notre Rumikub… après 2 parties aussi longues que l’attente… les employés partent déjeuner… nous décidons d’en faire autant… sans oublier de laisser une demande de vignette complétée et signée… en disant que nous allons revenir… nous obtenons le nom du capitaine…

Les mamies résistantes à défaut d’être trotteuses…

Anecdotes croustillantes… 😏

Dernier jour en Guinée et une collection de souvenirs…

Quand vous vous arrêtez faire de l’essence et que vous demandez s’il est possible de laver le pare brise et que le pompiste vous montre comment fonctionne le lave glace… 😉 je vous raconte pas les yeux de Christine… 😏

Quand vous avez une salle de bain avec un loquet à l’extérieur… cela pose quand même quelques questions… ⁉

Quand la serveuse propose à Christine d’ouvrir sa portion individuelle de beurre et de beurrer son pain… la réaction ne se fait pas attendre… 😁

Quand le policier sur la route nous demande « vous voyagez seules ? » « où sont vos enfants ? »… 🙄

Quand un jeune homme s’arrête au moment de notre pique nique et nous invective de lui donner des gâteaux que nous n’avons pas… puis s’arrête instantanément quand Christine lui demande si il parle comme cela à sa maman en lui montrant ses cheveux blancs… (nous sommes régulièrement nommées ainsi 😂, signe de respect!) et repart avec notre reste de pique nique.

Quand un gendarme demande à Christine de retourner chercher un tampon supplémentaire sur notre « laisser passer spécial » voiture à Mamou ( à 1h30 de route en arrière) ou de négocier… que je palabre avec un grand sourire (j’aurai pu tenir longtemps !)… et qu’il finit par nous laisser poursuivre notre chemin sans rien obtenir… 🙄

Quand le gérant d’un hôtel à Kissidougou ne veut pas nous louer une chambre avec un grand lit… parce que nous ne sommes pas mariées… 😮

Quand un jeune employé de l’hôtel de Mamou me demande si j’ai une fille… 🤨 pour se marier avec elle… 😉 cela me change des 4 « propositions » déclinées avant d’arriver en Guinée… 🤣

Quand je descends acheter un pamplemousse épluché et que je reviens avec un savon… 😎

Quand on ne trouve plus l’assurance de la voiture et que le policier (vrai ou faux ???) nous dit que cela va nous coûter 1 million de litres d’essence… 😨 on retourne toute la voiture !

Et bien plus encore…

On ne dit jamais 2 sans 3… 🙃

Après notre déconvenue au sud de l’Espagne et nos 11 jours à 80 km de la frontière Mauritanienne… nous avons eu quelques sueurs pour notre prochain passage de frontière…

Lundi dernier, de bon matin, munies de nos passeports et de diverses photocopies, nous nous rendons à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Conakry…

Je suis surprise de trouver le lieu désert… personne, pas d’attente… rien à voir avec l’ambiance de l’ambassade de Guinée à Dakar… cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… Les premiers mots de l’employé d’ambassade sont « les frontières terrestres sont fermées »… puis « attendez là »… finalement, ne me demandez pas par quel miracle… il nous propose de nous faire passer par un de ses contacts proche de la frontière…

Nous rentrons à l’hôtel rassurées pour cette fois… les frontières terrestres du Ghana et du Togo sont elles aussi fermées… on croise les doigts pour qu’elles ouvrent dans les semaines à venir… à moins que d’autres « anges gardiens » se présentent sur notre chemin… 😉

La raison de ces fermetures, alors que le ciel est ouvert, est qu’ils n’ont pas la logistique nécessaire aux tests PCR à proximité des frontières terrestres…

Mardi soir, Sylvain, l’employé de l’ambassade nous apporte à l’hôtel nos visas… et nous laisse ses coordonnées pour lui confirmer que tout s’est bien passé…

Donc de bonne heure mercredi matin nous remontons la péninsule pour sortir de Conakry… Après 6 heures (pour 140 km), nous sommes ravies de retrouver le calme de l’hôtel Masabi à Kindia.

Prochaine étape Mamou… on sait que la route est vraiment pourrie… après direction sud est… et ce sera de nouveau de la découverte 😀

Qui dit intérieur du pays dit aussi difficultés à trouver du réseau… à bientôt 😏

Couleurs locales…

Échafaudage artistique

Comme la végétation du bord des routes, la voiture, nos vêtements, nos chaussures, nos sacs, nos cheveux,… sont « couleur locale »… c’est un pays de poussière rouge… étonnamment les lessives qui sèchent sur les bambous au bord des routes sont d’un blanc éclatant…

Nous avons quitté pour un temps le Franc CFA pour le Franc Guinéen. Si la conversion est facile… 10 000 Francs Guinéen c’est un peu moins d’1 euros… payer un million de Francs, c’est déroutant ! Même si au final « ce n’est que 100 euros »… Nous avons donc dû changer la taille de notre porte monnaie commun… 😉

S’il n’était pas dans nos plans de visiter Conakry, capitale de la Guinée, le visa pour nous rendre en Côte d’Ivoire en a fait une destination obligatoire… Compte tenu de l’état des routes et de la circulation extrêmement dense de toutes les capitales d’Afrique, nous décidons de nous y rendre un dimanche matin, caressant l’espoir d’un déplacement rapide… Malgré tout Conakry est difficile d’accès… située sur l’étroite presqu’île de Kaloum, elle est desservie par une route à 4 voies séparée par un terre plein central sur 30 kilomètres…

Nous sommes ralenties au niveau des marchés plus ou moins grands, point de rendez vous des motos taxis… et par les « carrefours », si peu nombreux qu’on a l’impression d’une immense concentration de véhicules en tous genres… Les policiers sur place, munis de grands bâtons, sont bien impuissants dans cet enchevêtrement de véhicules… et comme il faut faire beaucoup de kilomètres pour traverser cette avenue, il est courant de voir, sur la file de droite des voitures circuler à contre sens…

Finalement, nous nous en sommes pas trop mal sorties… nous avons juste été bloquées 1 heure à la hauteur d’un des 4 « carrefours »… en plein « drive » Guinéen 😉😍… des dizaines de vendeurs déambulant entre les voitures… proposant de tout… de l’eau, des sodas, des masques, des gâteaux, des oranges épluchés, des cd, des cigarettes, de la vaisselle, des boites de mouchoirs, des pagnes,… et même des cotons tiges !

Authentique Guinée

Il n’y a pas que les routes qui sont à trous… Il est particulièrement difficile de trouver de la wifi pour se connecter… Nous avons dû attendre Kindia à 112 kilomètres de Conakry pour en avoir… C’est pourquoi il y a un peu de décalage entre notre vécu terrain et la date de mon post… et donc pas d’inquiétude si je ne publie rien pendant plusieurs jours…

Je trouve la Guinée et les Guinéens authentiques… probablement parce que le touriste y est très peu développé…

Après avoir traversé des kilomètres de paysage complètement labouré par les orpailleurs… nous entrons dans un paysage de moyenne montagne avec beaucoup de végétation, le tout assez vert… bien que saupoudré de poussière rouge…

Les matinées sont brumeuses… Le soleil apparaît vers 10-11h…

Les guinéens, enfants et adultes, nous abordent avec un grand sourire… lançant des « bonjour, ça va bien ! »… les enfants se prêtant à des séances photos sans rien demander en échange… difficile de résister à la tentation d’un « petit cadeau »… mais c’est ainsi qu’ensuite…

Les maisons sont principalement construites en « dur », il reste peu de cases traditionnelles.

Les déplacements se font en grande partie en petites motos plus adaptées aux routes-pistes… il y a bien quelques voitures pas toujours en bon état mais peu en comparaison des autres pays que nous avons traversés…

Ici comme en Mauritanie et au Sénégal, les jeunes avec lesquels nous discutons ont souvent tenté le voyage vers l’Europe… prêt à tout quitter… à travailler dur… caressant l’espoir d’une vie meilleure… d’un retour au pays avec de quoi se construire un avenir…

Contrairement au Sénégal et à la Mauritanie, les gestes des Guinéens sont gratuits… pas de stratégie pour nous soutirer quelques billets 💶… Ici je ne me sens pas « différente » (très blanche)… pour autant tout cela ne me laisse pas indifférente… 😏

Première réparation…

Les routes de Guinée sont particulièrement difficiles… Je croyais avoir eu un aperçu d’un tronçon chaotique sur le chemin de la cascade au Sénégal… Mais finalement que nenni… La route nationale, (oui, oui, notée ainsi sur la carte Michelin), c’est du goudron à trous, voire à cratères tous les 50 mètres… Et des tronçons de pistes particulièrement ravinées… Résultat 5 heures pour faire 150 km… dans la chaleur, la poussière et les gaz d’échappement des nombreux camions… Non seulement c’est fatiguant mais lassant car difficile d’admirer le paysage même pour le passager… 😅

Donc en dignes mamies trotteuses nous faisons beaucoup d’arrêts dans des hôtels des villes qui sillonnent notre route… et contrairement à ce que nous pensions, aller à Conakry à partir de la frontière Sénégalaise en 3 jours s’avère impossible… Il nous faudra 5 jours minimum… si tout va bien… Sans crevaison en chemin…

Comme très souvent, nous faisons un ravitaillement d’eau avant de quitter une ville… Il faut dire que nous en consommons chacune 2 litres et demi à 3 litres par jour… Et si nous trouvions jusqu’à présent de l’eau dans de grands contenants (5 litres ou 10 litres), en Guinée, l’eau se trouve principalement en sachet d’un quart de litre… Avant de quitter Labé nous faisons un arrêt devant une boutique pour tenter d’acheter de l’eau en bouteilles d’une litre et demi… quand notre second ange gardien nous signale que notre pneu avant droit est dégonflé… pas question de quitter la ville avant d’en savoir davantage… de se retrouver en panne sur le bord de la route-piste… Donc direction le garagiste le plus proche… qui officie sur le bord de la route… Il s’agit bien d’une crevaison dues à des épines de végétaux… il met la roue de secours et répare notre pneu crevé… Nous attendons tranquillement (il a 2 autres clients avant nous) tout le temps de la réparation (environ 1h30) sur un banc qui jouxte l’échoppe… Je suis admirative… Quelle maîtrise de son art avec si peu de moyen… Pour 50 000 Francs Guinéens, soit un peu moins de 5 euros, nous repartons à neuf… Je n’ai pas résisté à faire quelques photos… 😉

Passage de frontière des mamies trotteuses…

Nous avons décidé de tester le passage en Guinée via le poste d’Oubadji (Sénégal) et de Youkounkoun (Guinée)… pour éviter de revenir sur nos pas et d’allonger notre chemin de 2 à 3 jours…

Après 70 km de goudron, une piste de 25 km nous attend au bout de laquelle se trouve le poste frontière côté Sénégal.

Au poste frontière d’Oubadji, il faut commencer par trouver le responsable… qui nous explique qu’il doit appeler le chef car il ne sait pas ce qu’il faut faire… rare, très rare sont les voitures qui passent par là… Après avoir écrit nos noms, prénoms et numéros de passeport sur un cahier, il nous explique qu’il ne sait pas si nous pourrons traverser la rivière qui délimite la frontière avec la Guinée… Il nous propose de nous accompagner et d’apposer le tampon si nous traversons… 😉Après quelques aménagements pour lui faire une place dans la voiture, nous voilà reparti avec le douanier, son cachet et son tampon encreur…

Au bout de 8 km de piste, nous stoppons la voiture face à une pente abrupte pour explorer le terrain à pieds dans un premier temps… Le passage est difficile mais Christine décide de le tenter… Chapeau bas… Nous la rejoignons à pieds et nous obtenons nos sésames… nous pouvons continuer la route jusqu’au village de Youkoukoun en Guinée… Là nous attendons patiemment le policier pour obtenir le tampon d’entrée…

Nous nous posons à Koundara, ville la plus proche de la frontière, épuisées… Peu de touristes passent par là… on fait plusieurs fois le tour de la ville… traversons le marché dans les 2 sens… jusqu’à ce que Jim, notre ange gardien du jour, nous conduise à un « hôtel », qui est finalement une chambre dans une maison au confort plus que sommaire… Un très grand lit au matelas en « noyaux de pêches », de l’électricité de 19h à 1h du matin, et deux seaux d’eau en guise de douche… Première nuit en Guinée difficile… et petit déjeuner sur le bord de la route… trop sympa !!!

Village perdu…

Éventail

Impossible de quitter Bandafassi sans grimper jusqu’à l’ancien village d’Ethiouar, perché sur la montagne environnante.

Jadis « forteresse imprenable », ce village sert aujourd’hui principalement aux fêtes traditionnelles des Bédiks de Bandafassi comme par exemple la cérémonie d’initiation des adolescents.

Nous voilà donc partis pour une grimpette matinale accompagné de Daniel notre jeune « guide » de 12 ans… Connaissant le lieu, Christine me propose de continuer seule… Le chemin n’est pas très long (environ 1km 500) mais le dénivelé très important… Plus je monte plus il y a de l’air… du vent même… en témoigne un géant (fromager) couché… après une bonne suée, j’arrive dans un village pratiquement vide… seules 2 familles gardiennes des génies des lieux vivent ici…

J’y rencontre Aba, vannier, qui prépare des fibres pour faire des éventails. L’éventail qu’il me propose mesure au moins 30 cm de diamètre…

Je redescends, fière de ma trouvaille qui rafraîchit bien même si il fait aussi les biscoteaux… quand Christine me dit qu’il s’agit probablement d’un éventail pour attiser la braise… Bon !!! Nous voilà équipé pour un feu de camp 😉

Vivre en harmonie avec la nature…

Anacardiers

Les habitats traditionnelles de cette région du Sénégal sont particulièrement adaptés à l’environnement. Les cases rondes ou carrées sont bâties sur une structure en bois recouverte de torchis, un mélange de terre argileuse et de paille, en brique de torchis pour les plus récentes ou bien encore en bloc de pierres brutes. La charpente est réalisée dans un bambou local et coiffée de courtes brindilles de chaume local serrées et bien ordonnées en couches. Ces matériaux assurent une température intérieure protégeant des 35° de la journée et des 20° de la nuit.

Malheureusement la modernité frappe aux portes et Léontine, chez qui nous logeons, nous explique qu’elle doit construire des cases coiffées de tôles… , la paille et l’électricité ne font pas bon ménage nous dit elle… les assureurs ne veulent plus couvrir les risques d’incendie… et le certificat d’assurance est nécessaire pour obtenir la licence d’exploitation du campement… qui dit toit en tôle dit climatisation !!! 😢

L’harmonie c’est aussi profiter de ce qu’offre la merveilleuse nature qui nous entoure au moment où elle l’a décidé 😬… Les manguiers qui malheureusement ne sont, en ce moment, qu’en fleurs et en fruits en devenir… les anacardiers, qui, de même ne sont qu’en feuilles… et pourtant nous aurions bien aimé grignoter quelques noix de cajou… les palmiers rôniers, qui produisent du vin de palme… là on est pas preneuse… et ces magnifiques baobabs dont les fruits permettent de faire un jus épais et savoureux… parole de mamies trotteuses goutteuses 😉

Repas partagé en pays Bassari

Nous faisons route vers Salémata à la rencontre de Pascal et Pascaline, Bassaris originaires d’Ethiolo.

Cette fois la piste, d’une dizaine de kilomètres, est tout à fait praticable sauf les derniers 100 mètres très pentus qui nous oblige à passer en mode 4×4.

Les villages des Bassaris sont bâtis dans les collines, difficilement accessibles. Ils vivent en symbiose avec leur environnement naturel. Ici pas d’électricité ! l’eau est puisée aux puits !

Pascaline nous prépare un Yassa poulet. Le Yassa est composé de riz, de quelques légumes, de poulet et d’une sauce aux oignons. Comme à chaque fois, je propose d’aider à la préparation du repas… et comme à chaque fois, je suis préposée à éplucher les oignons (au minimum 2 kilos, le repas étant servi à tous les membres – de la famille au sens large- présents…). Heureusement, en les épluchant au grand air, ils ne font pas pleurer… Je sors ma planche à découper… objet de curiosité… ma technique fait fureur 😉

Après avoir distribué leurs parts aux enfants et aux anciens, un grand plat est disposé sur une petite table autour de laquelle nous nous installons. Nous demandons des cuillères… n’osant sauter le pas du déjeuner avec les doigts…

Cascade de Dindefelo

Fer au charbon

Le soleil se lève sur les falaises qui surplombent notre campement, éclairant ce qui fut autrefois le refuge des Bediks, ethnie minoritaire, vivant dans des villages isolés de l’est du Sénégal à Bandafassi.

Les Bédiks sont à l’origine des Maliens qui ont migré au 12ème siècle pour fuir l’esclavage. Ils se sont réfugiés dans des grottes sur les hauteurs des montagnes.

Pour aller à la cascade de Dindefelo, nous empruntons une piste en très mauvais état de 25 km…. 1H15 pour arriver à destination… La récompense est au bout du chemin… Le sentier que nous suivons à pied sur les 2 derniers kilomètres tient ses promesses… d’improbables termitières, des rencontres insolites et enfin la cascade, une de ces merveilles de la nature qui ravit les yeux et les sens…

Permis piste passé ! Nous sommes revenues avant la nuit (Consigne de Christine)… et j’ai pu passer la 3ème… sur 50 mètres…😉

Campement Fadidi (bienvenue en Serrere, langue de l’ethnie du même nom)

Nous voilà reparties en direction du Sud Est… prochaine étape, le parc du Niokolo Koba… situé à environ 600 kilomètres de Dakar.

Vous vous dites 600 kilomètres ça se fait vite…

Imaginez une route, certes nationale limitée à 90 km/heure, avec de nombreux villages à traverser (équipés de nombreux dos d’âne), les gigantesques bazars des quelques villes qui jalonnent notre chemin (nos bouchons semblent anecdotiques en comparaison !), les animaux en tous genres (zébus, chèvres, cochons, ânes, chevaux,…) qui paissent en toute liberté et traversent intempestivement… sans parler des centaines de camions qui roulent vers le Mali … Notre moyenne est d’environ 50 km/heure !!!

Et en même temps nous ne sommes pas vraiment pressées…

Donc nous décidons de faire un crochet pour une première halte au campement Fadidi Niombato (tourisme solidaire- 95 % de retombées locales) situé sur le Siné Saloum près de Sokone. Ce campement est soutenu par l’association Lorraine Niombato située à Nancy.

Nous sommes accueillies par Monique, une femme d’exception au Sénégal… Monique, gérante du campement, célibataire, vit seule en toute autonomie… Une exception dans un pays où les femmes quittent la maison familiale pour se marier… et en cas de divorce, retournent vivre chez leurs parents !!!

Ici, ce n’est pas une question de religion, mais une question de culture…

Au cœur d’une famille sénégalaise

Acaras

Nous sommes arrivées mercredi soir à Mbour et avons été accueillies par Théo que connaît Christine d’un précédent voyage au Sénégal.

Théo est guide touristique pour des agences Françaises, Huwans et Nouvelles Frontières. Avec la Covid, son activité a été interrompue… Il n’a plus aujourd’hui que de petits boulots pour faire vivre sa famille (travaux des champs, locations de chaises, ventes de glace, ventes de chaussures qu’il reçoit du Maroc et quelques prestations de services de type accueil ou accompagnement de transferts pour les quelques touristes qui voyagent encore…)

Théo, aîné d’une fratrie de 5 enfants, vit dans la maison de ses parents qu’il a agrandi et modernisé. Le terrain est partagé avec d’autres membres de la famille, oncles, cousins, … font partis du voisinage direct.

La maison, comme toutes les maisons, est entourée de hauts murs qui préservent de la chaleur. Dans le même ordre d’idées, les ouvertures portes et fenêtres ne sont pas très larges mais assurent une bonne ventilation et une « certaine fraîcheur » des lieux malgré les 35-36° extérieur.

La journée de Frédérique, la femme de Théo, débute tôt le matin par le balayage du sable de la cour et des alentours de la maison. Oui, oui le sable pour retirer les petits déchets de la journée…

C’est aussi l’occasion pour les femmes du quartier de papoter ! Pas ou peu de répit pour elle tout au long de la journée, les heures s’égrainent au rythme des repas, du ménage, des lessives… sans robot cuisson, sans aspirateur, sans machine à laver !!! activités qui sont pratiquées au ras du sol…

Je crois que je me souviendrai longtemps de l’épluchage, heureusement collectif, des petits haricots en grain pour faire des acaras (petits beignets) pour le soir du 31 décembre… Vive les légumes épluchés Picard ! 😉

Les enfants, Georges 17 ans, Anne Rose 7 ans aident volontiers aux différentes tâches, petites courses, vaisselle, table, préparatifs de la cuisine, … et tous, enfants et adultes gardent un œil sur Maurice, le petit dernier, 2 ans.

Une partie des repas préparés revient aux parents de Théo, Rose et Maurice, qui vivent dans une des 3 « suites parentales » de la maison.

Devant la concession (maison) une grande place pour permettre aux enfants de jouer au foot. A proximité des femmes vendent quelques petits légumes et condiments, qu’elles ont été chercher tôt le matin au marché de Mbour, et dépannent ainsi les familles du quartier.

Voisins, oncles, cousins, copains, … passent à l’improviste tout au long de la journée… l’occasion de discuter, d’échanger, de comprendre… Je vous partage la pensée de Paulin : « Ce que la barbe dit le matin, c’est le pagne qui l’a dit le soir ! » pour signifier que la société sénégalaise est, en dehors des apparences, matriarcale !!!

2022…

Nouvelle année, nouvelle page blanche… pour écrire votre plus belle histoire aux couleurs de la vie… dans la lumière… telle celle qui illumine mon voyage africain et que je partage volontiers avec vous.

Belle année 2022

Dominique, près de vous par la pensée et le cœur

Pause nettoyage et rangement…

Nous sommes au niveau de Mouit

Le campement Zebrabar est situé à une trentaine de kilomètre au sud de Saint Louis. Il fait face à une bande de terre nommée langue de barbarie qui sépare l’océan du fleuve Sénégal et protège la côte.

Notre bungalow, pratiquement les pieds dans le fleuve, nous offre une vue imprenable sur cette petite bande de terre ainsi que sur les vagues de l’océan qui la frappe…

Nous prenons le temps de gérer « l’intendance »… Faire une grande lessive, tremper mes vêtements dans un produit insecticide, ranger la caisse popote, ranger nos vêtements d’hiver au fond du sac et dépoussiérer la voiture… Ce n’est même pas une corvée quand on est à l’extérieur dans un si bel endroit !!!

Et oui, ça y est, depuis quelques jours j’ai retiré ma polaire… place maintenant à la crème solaire et aux produits anti moustiques. 😉

Nous n’en avons pas encore beaucoup grâce au vent qui vient de l’océan… mais plus nous allons aller vers le sud plus le climat va être humide et plus nous allons nous couvrir de la tête aux pieds en fin d’après midi… alors… pour mettre toutes les chances de mon côté, ce matin mes pantalons, chaussettes et chemises ont eu droit à un bain dans un produit insecticide spécial trempage !

Le Djoudj, paradis des oiseaux migrateurs…

Martin, 83 ans

Hier, jour de Noël, nous avons fait route vers le Djoudj, situé à une soixantaine de kilomètres au nord de Saint Louis, dans le delta du fleuve Sénégal.

Première étape une balade en pirogue d’une heure trente environ nous a mené jusqu’au nichoir des pélicans. Après un repas typique sénégalais, Yassa poisson pour Christine et Yassa poulet pour moi, nous avons repris la voiture pour un tour du grand lac.

Nous avons pu observer des pélicans bien entendu mais aussi des flamants roses (qui sont blancs), des flamants nains (qui eux sont roses), des aigrettes, des hérons cendrés, des cormorans, des martins pêcheurs, de nombreux canards, des balbuzards, … 350 espèces cohabitent là pendant l’hiver européen. Quelle splendeur !!!

Après une nuit au campement des villageois (c’est une autre forme de tourisme sans wifi mais tellement plus proche de la population et de leur quotidien), nous avons repris la route vers le sud en direction de la langue de barbarie. Arrêt à la réserve de Geumbeul qui abrite principalement des animaux en voie d’extinction, notamment des tortues géantes, des oryx dammah et des singes rouges « les patas ».

Pique nique improvisé avec le personnel de la réserve à l’ombre des acacias… trop sympa !!! Sur leurs conseils nous allons passer la nuit face au fleuve Sénégal et à la mer, au campement Zebrabar.

Joyeux Noël de Saint Louis 🎄

Nous sommes depuis hier soir à Saint Louis du Sénégal… enfin !!!

Nous avons traversé la Mauritanie aussi rapidement que possible… 2 journées particulièrement éprouvantes.

En longeant la côte atlantique, la Mauritanie, c’est 700 kilomètres de désert de pierres et de sable, une route droite, peu de vent, un soleil de plomb et 34° dans la voiture…

La toute dernière partie est une piste en mauvais état, il faut compter entre 2 et 3 heures pour faire les 100 derniers kilomètres pour passer par le poste frontière de Diama (beaucoup moins fréquenté que celui de Rosso)… compensation non négligeable… longer une immense lagune et le fleuve Sénégal et voir des milliers d’oiseaux…

Ce matin, après une bonne nuit de sommeil, nous avons fait le tour du quartier des pécheurs (avec mon masque aspergé d’huiles essentielles pour éviter les odeurs nauséabondes !) situé en bas de la langue de terre qui descend de la Mauritanie puis le tour de l’île Saint Louis qui conserve de très nombreuses maisons typiques de l’époque coloniale avec toits en tuiles, balcons en bois et balustrades en fer forgé.

Dès que l’on franchi le seuil de ces maisons, on entre dans un patio propice à la détente…

Anecdote du jour… Je sors de la voiture pour faire une photo et terrorise littéralement un jeune enfant qui jouait à faire rouler un pneu… est ce mon masque 😷, mes lunettes de soleil 😎 ou bien ma peau blanche 😱 ???

Je vous souhaite à tous un bon réveillon et une belle journée de noël

Libres !!!

Petit amas de pierres… guide sur le chemin !

Hier, contre toute attente, à 16h, nous avons été libérés…

Christine s’est levée le matin en disant c’est aujourd’hui ou demain… J’avoue que je ne partageais pas vraiment son optimisme, les autres non plus d’ailleurs… les nouvelles du caïd le matin ne laissaient rien présager de bon… mais finalement ils nous ont ouvert la frontière pour laisser passer uniquement le petit groupe des « Libérez-nous » (c’est ainsi qu’ils nous dénommaient quand nous arrivions à chaque contrôle).

Nous étions tous prêts en un temps record… affaires chargées en vrac… vélos attachés aux camping cars…

Pourquoi ? Comment ? Difficile à dire… peut être grâce aux rapports faits pour les observateurs de l’ONU qui logeaient dans le même hôtel que nous… ou bien grâce au corps diplomatique qui a stationné sur « notre » parking 2 jours avant…

Quoi qu’il en soit je vous laisse imaginer le grand bonheur que nous avons partagé tous ensemble !

Ce soir nous dormons à Nouakchott, capitale de la Mauritanie. Demain départ pour la frontière sénégalaise que l’on nous a conseillé de traverser d’ici demain soir… avant de passer les fêtes de Noël à la frontière Mauritanienne !

Malgré ces derniers jours, en quittant le Maroc, après plus de 3 semaines et 3300 kilomètres, j’emporte avec moi…

👉 Les sourires des nombreuses personnes croisées dans les rues, heureuses d’échanger trois mots de français à la volée…

👉 L’accueil si chaleureux des hôteliers…

👉 Le sens du service des serveurs dans les cafés et les restaurants… Un clin d’œil particulier au restaurateur de Fès qui a mis en place une grande rallonge pour que nous puissions nous installer en terrasse avec nos tablettes et pc déchargés…

👉 Ce jeune cuisinier qui attendait à la porte de sa cuisine de savoir si ce qu’il m’avait servi me convenait…

👉 Les milliers de café remplis d’hommes à toute heure de la journée… Mais aussi leurs regards désapprobateurs parfois…

👉 Les « parcmen » (mieux que nos parcmètres pas très sociables !) qui arpentent quelques mètres de trottoirs ou de grands parkings pour aider à stationner et récolter quelques dirhams…

👉 Les piétons qui traversent lentement, très lentement dans le flot de la circulation des villes…

👉 La circulation justement avec ces milliers d’engins en tous genres qui déboulent dans tous les sens et qui forcent le passage… mais aussi la faible utilisation du klaxon dans cet immense charivari…

👉 Lahrcen qui nous a gentiment reçu dans son village berbère…

👉 Le personnel de notre dernier hôtel qui a tout fait pour nous rendre la vie plus simple (mise à disposition de leur cuisine autant que nécessaire par exemple)

Et tant d’autres encore… que d’hommes rencontrés… si peu de femmes…

J’emporte tout cela et bien plus encore…

Merci à tous pour votre soutien… qui a contribué à garder espoir !

Personnel de l’hôtel Dakar

Courses en ville…

A la une du journal de la région est…

A 2 kilomètres de notre « parking », il y a la ville de Barbas, commune rurale de Bir Gandouz.

Comme toutes les villes du Maroc (petites, moyennes ou grandes), on y entre par une large avenue (minimum 4 voies) bordée d’éclairages publics de type grands lampadaires (selon les villes ils sont parfois très travaillés !). C’est toujours un étonnement… imaginez on vient de faire des centaines de kilomètres de désert et on se retrouve sur une immense avenue sans rien autour…

La première impression de la ville de Barbas est de traverser une ville fantôme… Les 2 mosquées ainsi que les bâtiments administratifs sont flambants neufs… tout le reste est en chantier…

D’immenses terrains sont équipés et attendent la construction de lotissements…

Pour autant on trouve tout dans les quelques boutiques du centre ville !

Accros du shopping, je vous laisse apprécier les photos… aucun risque de faire chauffer la carte bleue !!!

Donc une de nos « distractions » 😂 est d’aller en ville à la recherche de ce dont nous avons besoin (comme par exemple de l’eau de javel pour en mettre quelques gouttes dans l’eau de lavage des tomates) et nous tombons parfois sur des produits inattendus… Avez vous déjà vu une boite de 88 portions de « vache qui rit » ? qu’il est tout à fait possible d’acheter à l’unité me précise le vendeur ! Nous avons également trouvé des petits gâteaux secs et des petites cacahuètes aux graines de sésame délicieuses…

Christine a même trouvé l’oreiller qui lui manquait…

Mais… pas une goutte d’alcool… Si nous sommes encore là à Noël, il sera donc très sobre !!!

Plus que 2 jours avant la prochaine échéance…

L’eau, source de vie… 🌫

Racine dragon…

Ce matin nous avons décidé d’aller jusqu’à « Barbas plage » à 14 km de la ville, histoire de passer le temps et prendre quelques photos…

Après 2 matinées de brouillard et la journée d’hier grise et humide, ce matin le ciel est plus clair.

Christine qui connaît bien le désert et ses phénomènes, nous arrête en chemin pour voir de plus près si les quelques épineux perdus dans le désert ont fleuri…

Et bien oui, le peu d’humidité ambiant a suffit pour que la vie reprenne, s’épanouisse ! c’est littéralement magique… là où il n’y avait rien la veille, nous trouvons en quantité (il faut faire attention où l’on met les pieds) de petites plantes grasses, un genre de thym et de camomille sauvage et des épineux fleuris…

C’est un enchantement pour nos yeux 😍 et pour les quelques chameaux non loin de là… 🐫🐫🐫

… Si nous n’avions pas été arrêtées, aurions nous pris de temps de cette promenade dans le désert ???

Couscous

Couscous offert par le caïd

Le vendredi, pour les musulmans, est une journée importante… Comme le dimanche pour les chrétiens. En début d’après midi nos amis marocains et sénégalais de confession musulmane sont allés ensemble à la mosquée pour la prière collective… à la suite de quoi ils ont partagé un couscous offert par le caïd, avec le groupe… Couscous de dromadaire bien entendu🐪🐪🐪

Nous avons préféré sortir en ville et manger notre premier couscous… au poulet… à une heure raisonnable… Pourquoi notre premier couscous alors que cela fait plus de 3 semaines que nous sillonnons le Maroc ? Parce ici le couscous c’est uniquement le vendredi 😉

Normalement le couscous se déguste avec les doigts tout comme le tajine avec le pain… un (ré)apprentissage 😏

Côté nouvelles du front… on s’occupe en attendant le 23 décembre, dernière date avancée par les autorités !

Bon week-end à tous

Réveil dans le brouillard…

Ce matin, au réveil, l’hôtel et ses alentours est dans une nappe de brouillard… Tout comme nous d’ailleurs !!!

Donc hier, nous nous sommes tous préparés au départ… Plein d’essence, courses alimentaires, rangement des bagages, chargement de la voiture en faisant de la place à nos 2 marcheurs, …

A 18h nous nous sommes positionnés en file indienne sur la route en direction de la Mauritanie, Christine et moi en tête de cortège…

Je crois que les gendarmes ont été surpris de notre audace qui ne fait pas partie de leurs schémas mentaux… Nos préparatifs n’ont pas été discrets et pourtant ils ne nous ont pas vu venir…

Surpris, le gendarme de garde nous demande où nous allons, ce à quoi Christine répond Guerguerat (poste frontière) sans se démonter… réponse « attendez »… et il appelle immédiatement son supérieur.

Son supérieur c’est l’adjudant chef, plus haut gradé local de la gendarmerie royale. Nous l’avons déjà croisé à 2 reprises… Non seulement il est imbu de lui même mais c’est aussi un colérique… et hier soir il nous en a fait une démonstration… Considérant que nous gênions la circulation (sur une route où il passe, à tout casser, une dizaine de véhicules à l’heure), il nous a hurlé de sortir de la route… la parfaite caricature de l’adjudant Cruchot…

Il a ensuite été se cacher derrière notre véhicule pour téléphoner… sont alors arrivés le caïd, qui pourrait correspondre au sous sous préfet puis le « vizir », au dessus du caïd, qui semble être, selon notre compréhension, un représentant de la province.

Nous avons pas eu de nouvelles informations, sinon maintenant que la frontière reste fermée, côté marocain, jusqu’au 31 décembre…

Loin de nous décourager, ce matin, nous avons confectionné et affiché une banderole marquée « libérez nous » en français et en arabe… nous avons fabriqué également des maracas qui nous permettent de faire du bruit et d’attirer l’attention à chaque passage de véhicule… plus une petite vidéo pour les réseaux sociaux…

Je crois que ce n’est pas la peine qu’on se représente à la frontière dans les mois à venir ! 😉😅🤣

Côté logistique, on s’organise nettoyage de la chambre, course pour préparer nos repas car j’en peux plus du tajine de dromadaire…

Je voulais de l’aventure… et bien je suis servie !!!

Le siège s’organise… 🤐

1er rapprochement…

Lundi 13 décembre, 4ème jour où nous sommes retenus par les autorités marocaines à 80 km de la frontière mauritanienne. Lundi, après avoir obtenu, non sans mal, quelques explications plausibles de la situation, et quelques mots d’encouragement à faire des vagues, nous avons installé un camp de base près des gendarmes, histoire de mettre un peu plus de pression.

Oh ! II est modeste notre camp de base, 3 voitures, 2 campings cars, 3 vélos et une douzaine de personnes. Mais c’est quand même une épine dans le pied des autorités et une épine dans le pied c’est gênant ! 😉

Les explications justement… Si on comprend bien la fermeture des frontières marocaines à l’entrée, c’est quand même plus compliqué intellectuellement de comprendre pourquoi on nous retient à la sortie… Le caïd qui est venu « prendre la température » a fini par lâcher qu’il y avait un accord de réciprocité à la frontière… C’est à dire que pour 2 passages dans un sens il y en a aussi 2 dans l’autre sens… qu’il y a quelques jours 4 personnes entrées au Maroc étaient malades, donc confinées et qu’ils attendaient les résultats pour savoir de quel variant il s’agissait… Nous n’avons pas le choix, nous devons faire avec ces explications… vraies ou fausses…

Après une matinée à récupérer la carte bleue de Christine, retirer de l’argent et payer nos dettes… l’après midi a été bien sympathique entre échanges, parties de pétanque et Rumikub…

Le soir, les jeunes ont dormi dans leurs tentes… Nous, comme à notre habitude, nous nous sommes couchées comme les poules dans notre chambre d’hôtel… Pas de réveil au chant du coq… En même temps il n’y a pas de coq !!! 🐔

Mardi 14 décembre, 5ème jour de blocage… Certains avaient reçu une information de date butoir au 13 décembre suivi de nouvelles négociations et donc de nouvelles informations à partir du 14… Nous avons donc mis beaucoup d’espoir sur ce mardi 14 décembre… Finalement rien de nouveau, sinon une autre explication qui est que nous devons traverser une zone de guerre et que c’est dangereux pour nous… Euh !!! Mais pas pour les mauritaniens ? ni pour les transporteurs de marchandises ?… A la question d’obtenir un document officiel du report de la date de blocage (puisque nous ne la trouvons pas sur internet), nous n’avons pas obtenu de réponse…

Quelle(s) nouvelle(s) explication(s) aurons nous aujourd’hui ???

Je mesure dans mes tripes la chance que nous avons de vivre dans un pays où les droits élémentaires de l’homme sont respectés…

Côté sympa de la journée, Karim nous a préparé un repas sénégalais à base de riz, légumes, viande et sauce arachides que nous avons partagé tous ensemble ! hum, un régal ! 😋

On a besoin de toutes vos bonnes énergies… et éventuellement de votre carnet d’adresse si vous connaissez une personne influente…

A bientôt si nous avons de l’internet et de l’électricité, ce qui n’était pas le cas depuis 2 jours !

Barbas, ville « auberge espagnole » !

Finalement notre errance est propice à de nouvelles rencontres… C’est bien connu les difficultés créent des liens et des solidarités. 🤝

Nos compagnons d’infortune, Karim, l’italien sénégalais, Michel le retraité qui vit l’hiver au Sénégal, le couple franco espagnol, Émilie et Dani, venu de France en tandem, permettent des échanges sympathiques autour d’un thé ou d’un repas.

Grâce à Karim, nous nous installons dans un « hôtel » modeste et très bon marché (150 dirhams, soit 15€ la nuit pour 2) et nous déjeunons chez Cheir, le restaurateur sénégalais, qui concoctent de petits plats marocains et sénégalais, et nous dit que ce n’est pas un problème, vous paierez quand vous pourrez… Le soir on pique nique dans la chambre grâce à notre caisse popote et à des pains plats achetés en ville 1 dirham l’unité (10 centimes d’euros)… Et oui, après une nouvelle tentative infructueuse au distributeur de la poste cette fois, nous devons faire avec nos quelques dirhams en poche… jusqu’à lundi matin. 💰

C’est probablement une opportunité pour l’hôtel en construction près du poste de contrôle… qui connaît une affluence inhabituelle !!! les camping caristes et les plus jeunes ont élu domicile sur la plage…

L’aventure continue… 

PS : Qui connaît le jus d’avocats ??? J’ai franchi le pas et goûté… C’est un peu épais, sucré mais plutôt bon.

Bloquées au Maroc…

Après une troisième journée de traversée du désert marocain, nous pensions passer la frontière Mauritanienne aujourd’hui…

Mais 2 gendarmes (qui appliquent les consignes comme ils disent) nous ont bloqué malgré nos palabres… que nenni… nous avons alors tenté une négociation avec le brigadier chef au sortir de sa prière… convaincu d’agir pour notre bien, nous avons essuyé également un refus… pour finir à l’hôtel sans dirham, nous venions de dépenser les derniers et les banques ferment à 15h le vendredi…

Pour combien de temps ? Nous avons décidé de passer le week-end ici comme les autres naufragés du voyage … et tenter de joindre des ambassades lundi…

A suivre donc…

Traversée du désert Jour 2… 🐪

500 km de plus dans le Sahara Occidental… Pas d’autoroute en construction cette fois mais quand même une belle route goudronnée bien droite… Et beaucoup de contrôles de police et de gendarmerie (quelquefois à quelques mètres d’intervalle)… 👮‍♂️ ainsi qu’une tempête de sable pour agrémenter notre voyage…

Nous avons été contrôlées 10 fois sur notre trajet… dont 2 fois coup sur coup après seulement une demi heure de route !

Le bon plan de Christine pour ne pas perdre trop de temps (5/10 minutes au lieu de 30 minimum), c’est la fiche que nous avons préparée en 15 exemplaires avant notre départ 📃. Il s’agit d’une photocopie de nos passeports, carte grise et diverses informations manuscrites… Du sérieux ! 😉

Notre dernier « arrêt contrôle », peu avant Dakhla, était uniquement un arrêt de courtoisie… pour nous souhaiter bon voyage.

La traversée du désert…

Tan Tan – Laâyoune, c’est 440 kilomètres de route pratiquement droite dans le désert… Autant vous dire, qu’en fin de route on a mis l’auto radio en marche sur une station de musique locale pour ne pas s’endormir… 🎼🎵

« Pratiquement droite » parce qu’il y a une 4 voies en construction et donc quelques chicanes.

Et en plus aujourd’hui le temps a été gris et brumeux sur une bonne partie de notre chemin… ⛅ étonnant ! Avec tout cela, je n’ai toujours pas quitté ma polaire…

Seuls divertissements, quelques troupeaux de dromadaires dans ce désert de roches et de sable. 🐪🐪🐪🐪🐪

Moment hors du temps ⭐

Lessive…

Dimanche soir nous nous arrêtons à Tiznit, Christine ayant l’intention de retrouver un marocain rencontré il y a 3 ans. Pas de nom, pas de prénom, juste l’adresse approximative d’une bijouterie où il travaillait à ce moment là… Tiznit est une très grande ville (près de 90 000 habitants)… et bien ce fut un de ces rendez vous du destin qui ne se discute pas… c’est lui qui nous a trouvé alors qu’il se promenait en ville avec son fils!

Lahrcin nous invite à passer la journée du lendemain dans son village. Il habite une maison typique berbère. Nous allons vivre un moment hors du temps… Pas d’électricité, l’eau aux puits… un retour à l’essentiel !

Nous passons un après midi et une nuit dans un lieu tempéré, en complète harmonie avec l’environnement. Au menu thé à la menthe, tajine au feu de bois, un magnifique ciel étoilé comme on en voit plus en France, un lever de soleil qui met de bonne humeur… Pas de wifi mais beaucoup d’échanges !

Aujourd’hui, après une journée de route, nous faisons une pause à Tan Tan. Trop bien, on a retrouvé du wifi… 😉😊

Nous avons attaqué le côté le plus désertique du Maroc avec des points d’arrêts obligatoires car ici on peut faire beaucoup de kilomètres sans trouver un endroit pour se poser… Donc prudence même si on a prévu les réserves d’essence, d’eau et de fruits.

A bientôt !

Changement radical de paysage…

Nous choisissons de longer la côte pour rejoindre Bouigra au sud d’Agadir. C’est une route secondaire parfaite pour des mamies trotteuses…

Le paysage est très vallonné et surtout bien plus aride… La végétation se fait plus basse. L’arganier, arbre qui pousse principalement au Maroc, est très présent. Cet arbre est particulièrement important pour éviter la désertification dans cette région.

La commercialisation de l’huile produite à partir de l’amande des fruits de l’arganier permet aux femmes berbères, regroupées en coopératives, d’avoir des revenus tout en conservant leurs traditions.

L’arganier a aussi ses groupies… Des chèvres qui n’hésitent pas à grimper haut dans ces arbres épineux pour se régaler…

Quelques kilomètres avant Agadir, la route se dessine sur les contreforts de l’Atlas qui se jettent directement dans l’océan… pas question de bains de mer à cet endroit !

Il est temps de sortir la crème solaire et le chapeau…

Essaouira, la ville en bleu et blanc 😎

Si nous sommes arrivées hier soir sous la pluie, ce matin grand ciel bleu pour la visite de la médina et du port. 👒🕶

Comme à Fès, la vieille ville d’Essaouira est en cours de restauration. En revanche contrairement aux autres villes, elle est calme, apaisante, idéale pour le repos et la ballade avec sa plage de 5 km.

Ici pas de dizaines de guides qui proposent leurs services… La médina est petite, donc idéale pour se laisser guider par son envie, se « perdre » à travers les petites ruelles sinueuses et typiques…

On y trouve de petites échoppes en tout genre, des galeries d’art, des vendeurs d’olives, d’épices, de tapis, d’huile d’argan, de babouches…

Un vrai bonheur pour les yeux et pour le nez…

On y trouve aussi de jolies petites places où l’on peut déguster un thé à la menthe, un tajine ou un couscous et du poisson frais. 🐟

Impossible de ne pas aller admirer l’océan poussé par le vent avant de regagner notre hôtel pour quelques heures de repos avant de reprendre la route vers le sud demain matin.

Il est temps de rejoindre notre trajet d’origine… 🚙

Après une nouvelle rencontre avec les macaques magot et un grand bol d’air dans la forêt de cèdres, nous prenons la route en direction de l’océan atlantique en 2 étapes 😉

600 kilomètres à parcourir… Nous faisons un premier arrêt à Beni Mellal avant de mettre le cap sur Essaouira. Nous perdons en altitude mais nous gagnons en degrés ! 🌞

Mais restons encore quelques instants dans les environs d’Azrou, dans un ancien monastère bénédictin situé sur un promontoire… Le portail est ouvert sur une cour où nous stationnons la voiture en prenant soin de bien fermer les portières… Dès notre arrivée, nous sommes accueillies par un gros mâle dominant très intéressé par le sachet que je tiens à la main tout en restant à bonne distance. Cette famille n’a pas l’habitude de l’homme.

La quiétude règne dans cet endroit retiré où vivent, en toute harmonie, une vache, un âne, un chien et une famille de macaques magot… 🐵 L’endroit semble entretenu, il y a 2 bâtiments rectangulaires, ce qui pourrait avoir été un cloître et la chapelle, le tout dans une forêt de pins, de cèdres et de chênes verts.

Nous passons un bon moment à observer les petits macaques qui cherchent leur nourriture sur le sol, la famille en séance d’épouillage collaboratif et bain de soleil, les règlements de comptes aussi… Une grosse femelle s’enhardit et s’approche irrésistiblement du sac de cacahuètes que Christine tient contre elle. C’est le face à face, le « dialogue » s’installe, l’une avec ses mots, l’autre avec ses yeux… et feintons pour une distribution équitable des cacahuètes…

Avant de quitter la forêt d’Azrou, nous prenons le temps d’admirer ces arbres gigantesques que sont les cèdres… La lumière de ce début de journée qui éclaire les géants nous offre un spectacle grandiose de cette si belle nature. 😍

Journée de contrastes… 🌓

Ce matin, c’est parti pour 3 heures de déambulations, accompagnées d’un guide en tenue traditionnelle (Gandoura et Chechia rouge), dans le dédale des rues étroites de la médina de Fès, la plus ancienne du Maroc. Je vous laisse apprécier quelques unes des photos que nous avons prises avec un ciel bien bleu et une belle température de 18°. (Médina = vieille ville)

Cet après midi, changement de décor, nous avançons vers Azrou, situé dans le moyen Atlas, à 89 km de Fès. Si notre but était de voir les macaques Magot, endémiques à l’Afrique du nord, nous ne pensions pas découvrir la neige sur les bas côtés de notre route (quand même à une altitude max de 1969 mètres) et une vue superbe des sommets enneigés de l’Atlas… La contrepartie c’est une température de -4°, une chambre non chauffée et 3 couvertures chacune… 🥶🥶

Au rythme de mamies trotteuses… 😎

Après un petit déjeuner dans l’un des nombreux cafés marocains fréquentés uniquement par des hommes, nous avons pris très doucement (2h30 pour 100km) la route départementale de Fès. Il faut dire que nous avons fait de nombreux arrêts photos oiseaux 🦅 et paysages, achats de mandarines 🍊, échanges sur la récolte des olives… 🌿

Déjeuner à Fès puis recherche d’un hôtel abordable avec un parking « chouf » dans cette ville immense que Christine ne reconnaît plus… Donc visite de la médina demain.

Ouf ! Nous sommes au Maroc… 🌴🌴🌴

Ce matin, après 39 heures de bateau, un nouveau test COVID pour les non marocains, nous sommes arrivées à Nador, au nord est du Maroc.

Nous avions compris qu’il n’y avait que 9 heures de traversée… donc hier matin 9h nous étions prêtes à débarquer… 😯 Heureusement nous avions pris une cabine et une boite de nautamine…

Les formalités de police et de douane se sont passées sans encombre… puisque nous n’avions pas de drone dans notre chargement… 😊😉

La température extérieure est fraîche malgré le soleil (vent glacial) mais l’accueil est chaleureux 🌞

Pause à Taza, demain direction Fez…

Jour J… 😅

Tests PCR négatifs mais grosse frayeur en lisant la suspension des liaisons entre la France et le Maroc hier soir… Ce matin les nouvelles sont meilleures puisque la date de fermeture est repoussée à dimanche pour faciliter les opérations de retours. Pour nous ce n’est pas un retour… Va t’on nous laisser traverser ???

A suivre… 👉

Aux portes de l’Afrique à Sète… 🚢

Ça y est, nous avons quitté l’Espagne et ses petits déjeuners composés de jus d’oranges fraîchement pressées et de petits sandwichs à l’huile d’olives et au chorizo. 😏🍊

Nous sommes de retour en France sous la pluie… Normalement, si « tout va bien », demain vendredi, nous embarquons. Mais ne vendons pas la peau de l’ours… Il nous faut attendre nos résultats de test PCR, obligatoire pour poser le pied sur le sol Marocain ! 😷

Nous mettons à profit notre attente pour faire une grande lessive dans une laverie automatique.

Espérons que nous mettrons moins de temps pour passer les prochaines frontières… Sinon nous n’irons pas bien loin !!! 😁

Barcelone attendra… 😪

Fortes de nos premières expériences à Grenade (réservation sur un créneau horaire spécifique) et à Cordoue (impossible de visiter l’Alcazar sans réservation internet), nous avons fait quelques recherches pour connaître les conditions de visites de Barcelone…. Visiter Barcelone aujourd’hui sur une journée demande une sérieuse planification… 🥵 pas possible de déambuler au gré de nos envies !!!

Ce sera donc pour un prochain voyage, peut être dans le monde d’après… et pourquoi pas avec mes petits enfants… 😉

Et finalement c’est peut être la même chose pour visiter Paris…

On remonte vers le « nord » sous une pluie battante !

Le parc naturel d’Albufera

Nous avons poursuivi notre chemin plein Est. Après plusieurs visites de villes nous privilégions pour cette étape le côté nature… Nous posons nos bagages à Cullera, station balnéaire particulièrement vide à cette période de l’année. Donc pas de problème de stationnement et ça c’est top avec un 4×4… 😍

Si toute la côte autour de Valence est particulièrement « bétonnée », il existe une immense lagune d’eau douce, classée parc naturel, à une dizaine de kilomètres au sud de cette grande ville. Contraste étonnant entre les buildings qui jalonnent la côte et cet espace naturel entouré de rizières et de pinèdes. Si c’est une oasis pour l’homme , c’est un paradis pour les oiseaux 🦢🦅🕊

Détour et petite pause à Cordoue !

Ni l’une ni l’autre ne connaissons Cordoue et Barcelone. Nous décidons donc d’adapter notre itinéraire vers Sète en conséquence…

Cordoue, bien que moins « sur toutes les lèvres » que d’autres villes de l’Espagne, vaut vraiment le détour. Sa vieille ville entremêlée de ruelles étroites dans lesquelles nous nous sommes retrouvées avec le 4×4 à notre arrivée 😁… sa mosquée cathédrale et son pont Romain, tous deux absolument remarquables 👍

Grâce aux bons plans de Christine, il nous a été proposé un studio en guise de chambre d’hôtel… Top pour faire un break et un peu de lessive !

La Sierra Nevada et l’Alhambra de Grenade

Christine aime sortir des sentiers battus… Cela donne parfois des situations cocasses mais il y a aussi de bons plans… L’un d’entre eux est un petit village dans la Sierra Nevada, Pinos Genil, tout près de Grenade. Nous y avons trouvé un hôtel absolument charmant et très abordable. S’agissant d’un refuge pour skieur, nous étions seules. C’est le restaurateur d’à côté qui nous a ouvert le lieu après avoir téléphoné au propriétaire…

Hors des villes, il est possible de commander des assiettes en fonction de sa faim… Si on commande « un pequeno », on a une demi part ou une assiette à partager, de quoi se faire plaisir sans gaspiller ! 😍

Par la même occasion j’ai passé mon permis 4×4 ville et ruelles de montagne… 🚍

L’Alhambra, grand site regroupant des palais, des jardins, des cours, est un lieu absolument magnifique, à voir et à revoir.

Petit changement d’itinéraire…

Nous savions en partant que les conditions sanitaires et géo politiques nous amèneraient à faire des aménagements tout au long de notre parcours ! Mais nous ne pensions pas que ce serait si tôt… Et oui, c’est en arrivant à l’agence que nous avons découvert qu’il n’était pas possible d’embarquer pour le Maroc depuis l’Espagne… Pourtant, le Maroc, il est là juste là, en face, à portée de main… Donc après une nuit de sommeil, remises de notre sidération, nous sommes allées, avant de quitter Algésiras, réserver nos places dans le prochain bateau disponible en partance de Sète ! Oui, oui, Sète en France ! Ce sera le 26 novembre au soir. 

Comme nous avons quelques jours devant nous, nous allons remonter tranquillement par la côte Est et visiter quelques lieux incontournables de l’Espagne.  Bon d’accord ce n’est pas réellement simple de partir à l’aventure… mais il y a aussi une certaine magie à se laisser porter par la beauté des découvertes impromptues. 

En route vers l’Afrique

Avant d’arriver sur le continent Africain, il faut descendre jusqu’au sud de
l’Espagne…

Nous allons le faire en 3 étapes. 1er arrêt à Bayonne avant la frontière
espagnole, 2ème arrêt à côté de Salamanque situé à l’ouest de Madrid.

Salamanque a un cœur de ville historique magnifique, classée patrimoine de
l’humanité par l’Unesco. Nous avons donc pris le temps de déambuler dans ses rues…

Un seul regret un vent glacial qui m’a fait privilégier mon téléphone
portable pour prendre les photos…

Demain matin direction Tarifa (près d’Algésiras) pour une dernière nuit en
Europe.

Tout commence par un rêve…

Il n’y a pas d’âge pour réaliser ses rêves… et se jeter dans l’aventure d’un road trip 😌

Mon rendez-vous du destin s’appelle Christine ! que j’accompagne avec plaisir dans sa traversée de l’Afrique de l’Ouest en voiture. 

C’est lors de l’un de mes périples Africains que j’ai rencontré Christine. Notre intérêt commun pour les voyages et l’Afrique nous a conduit à développer une relation amicale et à faire d’autres voyages ensemble. 

Partir à l’aventure sans accompagnateur, en toute liberté et pour plusieurs mois, c’est une grande première pour moi !!!

Donc depuis quelques semaines je prépare ce que je vais emporter… Le strict nécessaire, l’essentiel bien entendu… Premier défi, faire face aux renoncements… 

Le jour « J » approche… Étonnamment je ne ressens pas d’impatience… je vis intensément chaque instant comme des moments uniques… en appréciant le confort douillet de mon environnement 😉

Je suis prête à sortir de ma zone de confort, d’aller vers de nouvelles expériences, de multiples rencontres, de nouveaux horizons. 🙃