Jour : 27 janvier 2022

Coincées à Danané… 😨

Si grâce aux relations de notre contact Pierre, Ivoirien vivant à N’Zérékoré (Guinée), nous avons pu passer le contrôle de police et de gendarmerie à la frontière Ivoirienne, il n’en a pas été de même au niveau de celui de la douane…

Mais restons un instant sur ce passage de frontière… Côté Guinée, 3 contrôles… C’est assez long puisque chacun consigne, sur de grands carnets d’un autre temps, nos informations d’identité et les renseignements de notre véhicule… Mais avec beaucoup de patience, on finit par passer… A 100 mètres du dernier contrôle guinéen, de l’autre côté d’une rivière (avec un pont cette fois!) se trouve les contrôles ivoiriens police et gendarmerie face à face. Les gendarmes nous font signe de commencer par la police.

Là, lavage de main, prise de température et contrôle de nos vaccinations avant d’être reçu par l’officier en poste. Il nous fait asseoir sur le mur du patio avant de nous apporter des chaises. Il nous glisse « la frontière est fermée » mais entreprend le recueil d’informations. Lui aussi les consigne sur un cahier mais prends en plus des photos de nous, de nos passeports, de notre laisser passer pour la voiture et, ce qui est le plus surprenant, nous fait poser à côté de notre véhicule pour une dernière prise de vue… Il faut attendre qu’ils trouvent de l’encre pour recharger le cachet 😉… C’est l’occasion d’échanges… Ils sont contents de pouvoir discuter avec nous… et nous aussi… on finit par avoir notre sésame… et c’est maintenant au tour de la gendarmerie… l’officier se lève de son lit de fortune, assez fermé et froid… c’est une tout autre ambiance… il tente assez maladroitement d’obtenir de l’argent… je lui demande s’il a des enfants et lui fait cadeau de quelques vêtements…

Quelques kilomètres plus loin, cette fois c’est le service des douanes… et si cela ne pose pas de problème pour nous, il n’en est pas de même pour notre véhicule… Nous n’avons pas de carnet de passage en douane… Il nous faut donc une vignette touristique qui garantit que nous quitterons le pays sous 2 mois avec notre voiture.

Le poste de campagne n’est pas équipé pour délivrer cette vignette qui se fait informatiquement. L’officier de permanence nous escorte donc jusqu’au bureau des douanes de Danané, la ville la plus proche située à une quarantaine de kilomètres. Là nous sommes reçues par le capitaine qui visiblement n’a que rarement ce genre de demande… il appelle aussitôt son supérieur… A l’issue de ce bref entretien, c’est un non sans négociation possible… Selon lui, la vignette touristique n’est délivrée qu’aux ressortissants africains (CEDEAO). il nous conseille de retourner en Guinée faire immatriculer notre véhicule dans ce pays 🤪… Nous tentons d’insister mais il coupe court à l’entretien en disant qu’il doit passer des « coups de fil »… puis nous fait dire par son subalterne qu’il ne peut rien pour nous… 😭

Nous n’insistons pas. Nous prenons la direction du centre ville pour acheter une puce locale et des unités pour nous connecter à internet. Puis nous trouvons facilement l’hôtel que nous avait conseillé le policier à la frontière.

On trouve tout sur internet… des conseils de voyageurs qui ont rencontrés les mêmes difficultés et finalement obtenu la vignette ainsi que les circulaires des douanes ivoiriennes…

Celle sur laquelle s’appuie le refus date de 2007. Or celle de 2017, nous permet d’obtenir la vignette touristique…

Donc, le lendemain, après avoir fait imprimer les circulaires nous nous rendons au bureau des douanes pour y rencontrer de nouveau le capitaine. Il n’est pas là… nous expliquons que nous allons l’attendre… on sort notre Rumikub… après 2 parties aussi longues que l’attente… les employés partent déjeuner… nous décidons d’en faire autant… sans oublier de laisser une demande de vignette complétée et signée… en disant que nous allons revenir… nous obtenons le nom du capitaine…

Les mamies résistantes à défaut d’être trotteuses…