Jour : 3 janvier 2022

Au cœur d’une famille sénégalaise

Acaras

Nous sommes arrivées mercredi soir à Mbour et avons été accueillies par Théo que connaît Christine d’un précédent voyage au Sénégal.

Théo est guide touristique pour des agences Françaises, Huwans et Nouvelles Frontières. Avec la Covid, son activité a été interrompue… Il n’a plus aujourd’hui que de petits boulots pour faire vivre sa famille (travaux des champs, locations de chaises, ventes de glace, ventes de chaussures qu’il reçoit du Maroc et quelques prestations de services de type accueil ou accompagnement de transferts pour les quelques touristes qui voyagent encore…)

Théo, aîné d’une fratrie de 5 enfants, vit dans la maison de ses parents qu’il a agrandi et modernisé. Le terrain est partagé avec d’autres membres de la famille, oncles, cousins, … font partis du voisinage direct.

La maison, comme toutes les maisons, est entourée de hauts murs qui préservent de la chaleur. Dans le même ordre d’idées, les ouvertures portes et fenêtres ne sont pas très larges mais assurent une bonne ventilation et une « certaine fraîcheur » des lieux malgré les 35-36° extérieur.

La journée de Frédérique, la femme de Théo, débute tôt le matin par le balayage du sable de la cour et des alentours de la maison. Oui, oui le sable pour retirer les petits déchets de la journée…

C’est aussi l’occasion pour les femmes du quartier de papoter ! Pas ou peu de répit pour elle tout au long de la journée, les heures s’égrainent au rythme des repas, du ménage, des lessives… sans robot cuisson, sans aspirateur, sans machine à laver !!! activités qui sont pratiquées au ras du sol…

Je crois que je me souviendrai longtemps de l’épluchage, heureusement collectif, des petits haricots en grain pour faire des acaras (petits beignets) pour le soir du 31 décembre… Vive les légumes épluchés Picard ! 😉

Les enfants, Georges 17 ans, Anne Rose 7 ans aident volontiers aux différentes tâches, petites courses, vaisselle, table, préparatifs de la cuisine, … et tous, enfants et adultes gardent un œil sur Maurice, le petit dernier, 2 ans.

Une partie des repas préparés revient aux parents de Théo, Rose et Maurice, qui vivent dans une des 3 « suites parentales » de la maison.

Devant la concession (maison) une grande place pour permettre aux enfants de jouer au foot. A proximité des femmes vendent quelques petits légumes et condiments, qu’elles ont été chercher tôt le matin au marché de Mbour, et dépannent ainsi les familles du quartier.

Voisins, oncles, cousins, copains, … passent à l’improviste tout au long de la journée… l’occasion de discuter, d’échanger, de comprendre… Je vous partage la pensée de Paulin : « Ce que la barbe dit le matin, c’est le pagne qui l’a dit le soir ! » pour signifier que la société sénégalaise est, en dehors des apparences, matriarcale !!!