Mois : janvier 2022

Sur les traces du passé…

Nous sommes à Man, ville située à une quarantaine de kilomètres de Danané.

Dans cette ville il y a une forêt sacrée, lieu protégé. Il s’agit d’un petit bois en haut d’une colline. Selon les souvenirs de Christine toute la région a été largement déboisée. Ce qui fait que notre regard est littéralement attiré par cet espace de verdure. A l’entrée un étudiant nous explique que nous ne pouvons pas entrer (seuls les initiés ont ce droit) mais que les petits cercopithèques de Campbell qui le peuplent vont venir à notre rencontre…

Effectivement quelques claquements de mains et nous voilà entourées d’adorables petits singes gourmands… j’ai la joie de pouvoir les contenter… pur moment de bonheur, leurs petites mains sur la mienne…

A quelques kilomètres de Man, Christine m’emmène visiter l’ancien village de Biankouma. Pendant plus d’une heure, nous déambulons à travers un dédale de petites ruelles où quelques femmes s’activent à la préparation du repas, parfois en esquivant quelques pas de danse 😉. Nous avons également admiré l’agilité de celles travaillant la terre pour réaliser des canaris (récipients plus ou moins grands servant à la conservation de l’eau et des aliments).

Du village traditionnel dont Christine conserve le souvenir, il ne reste rien où pas grand-chose… Une case ronde coiffée de paille, lieu de repos des anciens du village, gardiens des masques…

Plus de peintures sur les murs de chaque demeure… mais cette fois, il n’y a rien à regretter, la tradition n’a pas été conservée pour une bonne cause… Les dessins qui ornaient les cases étaient réalisés par les femmes lors des excisions…

Les ponts de lianes de la région de Danané

C’est reparti pour les découvertes… et la première est une véritable curiosité… Les ponts de Liane de Lieupleu et de Vatouo sont suspendus dans le vide, attachés de part et d’autre du fleuve Cavally à des troncs d’arbres…

Selon les gardiens de la tradition, le pont de liane est fait avec les meilleures lianes de la forêt. C’est ensuite les initiés qui construisent ce gigantesque hamac en une seule nuit. Il est strictement interdit à toute personne non initiée de voir la fabrication du pont, sous peine de sanction mystique.

Par respect pour les initiés, il convient de se déchausser avant de le traverser.

Si celui de Lieupleu a été « doublé » d’une passerelle classique empruntée aujourd’hui par les habitants à pieds ou à motos, celui de Vatouo permet encore aux villageois d’accéder à leurs champs.

En courageuses mamies trotteuses, nous sommes montées jusqu’au filet suspendu dans le vide du premier pont pour immortaliser l’instant 😉😁… expérience que nous n’avons pas renouvelé à Vatouo 🤣…

Une bière au maquis… 🍺

Hier après une sieste pendant les heures chaudes du début d’après midi, nous repartons, notre Rumikub sous le bras, au bureau des douanes. Nous sommes accueillies par un « vous avez rendez vous ? » qui aurait pu être une fin de non recevoir… mais finalement pas du tout… Notre « non » est suivi d’un « le capitaine n’est pas encore revenu, attendez »… Bon ! c’est reparti pour une nouvelle partie de combinaisons de chiffres… Vers 17h, alors que nous venons de la terminer, un remue ménage nous fait lever la tête… tous les hommes du bureau se sont mis bruyamment au garde à vous pour saluer le capitaine qui fait son entrée en tenue décontractée… Il s’arrête un instant à notre hauteur, souriant, pour nous saluer d’un « mesdames »… sans nous laisser attendrir nous le saluons… puis attendons qu’il ait donné ses instructions aux officiers présents… enfin son « secrétaire » nous fait entrer… il demande qui est Christine l’Ivoirienne… et entame la discussion d’un « tes enfants sont métisses » et « pourquoi tu n’as pas épousé un Ivoirien ? »… moi de mon côté je m’interroge… comment a t’il eu ces informations… et suppose assez vite un échange avec Pierre, notre « passeur » Ivoirien, vivant en Guinée… Enfin, il nous demande « que puis je faire pour vous ? »… Comme convenu, il me revient de « palabrer » « nous ne voulons pas vous causer de problème » « nous avons besoin de comprendre la situation » «  voici la copie de la circulaire de 2017 trouvée sur internet »… il lit, fait faire des photocopies et nous demande de sortir pour passer un appel en nous disant qu’il nous fera savoir la réponse… Contre toute attente il nous fait revenir dans son bureau… nous dit que son correspondant évoque les conditions sanitaires… ce à quoi nous répondons que cela ne tient pas puisque nous avons toutes les autorisations…

Et là, sans préambule, il me demande si je bois de la bière… ce à quoi je réponds « moi oui ! »… »on va aller boire une bière en haut »… pas question de refuser… il fait entrer son visiteur suivant en notre présence 🙄… puis nous partons ensemble au maquis (restaurant local) rejoindre ses collègues… partager une bière et des petits morceaux de cochons grillés…

Nous quittons le maquis à la nuit tombée, en lui laissant notre numéro de téléphone Ivoirien.

Ce matin il nous appelle vers 8h… nous demande de venir à son bureau pour des formalités… en attendant de recevoir le document par mail, nous propose de l’atieké (semoule de manioc) poisson en guise de petit déjeuner…

C’est gagné ! On a notre sésame !!! 😃😉

Coincées à Danané… 😨

Si grâce aux relations de notre contact Pierre, Ivoirien vivant à N’Zérékoré (Guinée), nous avons pu passer le contrôle de police et de gendarmerie à la frontière Ivoirienne, il n’en a pas été de même au niveau de celui de la douane…

Mais restons un instant sur ce passage de frontière… Côté Guinée, 3 contrôles… C’est assez long puisque chacun consigne, sur de grands carnets d’un autre temps, nos informations d’identité et les renseignements de notre véhicule… Mais avec beaucoup de patience, on finit par passer… A 100 mètres du dernier contrôle guinéen, de l’autre côté d’une rivière (avec un pont cette fois!) se trouve les contrôles ivoiriens police et gendarmerie face à face. Les gendarmes nous font signe de commencer par la police.

Là, lavage de main, prise de température et contrôle de nos vaccinations avant d’être reçu par l’officier en poste. Il nous fait asseoir sur le mur du patio avant de nous apporter des chaises. Il nous glisse « la frontière est fermée » mais entreprend le recueil d’informations. Lui aussi les consigne sur un cahier mais prends en plus des photos de nous, de nos passeports, de notre laisser passer pour la voiture et, ce qui est le plus surprenant, nous fait poser à côté de notre véhicule pour une dernière prise de vue… Il faut attendre qu’ils trouvent de l’encre pour recharger le cachet 😉… C’est l’occasion d’échanges… Ils sont contents de pouvoir discuter avec nous… et nous aussi… on finit par avoir notre sésame… et c’est maintenant au tour de la gendarmerie… l’officier se lève de son lit de fortune, assez fermé et froid… c’est une tout autre ambiance… il tente assez maladroitement d’obtenir de l’argent… je lui demande s’il a des enfants et lui fait cadeau de quelques vêtements…

Quelques kilomètres plus loin, cette fois c’est le service des douanes… et si cela ne pose pas de problème pour nous, il n’en est pas de même pour notre véhicule… Nous n’avons pas de carnet de passage en douane… Il nous faut donc une vignette touristique qui garantit que nous quitterons le pays sous 2 mois avec notre voiture.

Le poste de campagne n’est pas équipé pour délivrer cette vignette qui se fait informatiquement. L’officier de permanence nous escorte donc jusqu’au bureau des douanes de Danané, la ville la plus proche située à une quarantaine de kilomètres. Là nous sommes reçues par le capitaine qui visiblement n’a que rarement ce genre de demande… il appelle aussitôt son supérieur… A l’issue de ce bref entretien, c’est un non sans négociation possible… Selon lui, la vignette touristique n’est délivrée qu’aux ressortissants africains (CEDEAO). il nous conseille de retourner en Guinée faire immatriculer notre véhicule dans ce pays 🤪… Nous tentons d’insister mais il coupe court à l’entretien en disant qu’il doit passer des « coups de fil »… puis nous fait dire par son subalterne qu’il ne peut rien pour nous… 😭

Nous n’insistons pas. Nous prenons la direction du centre ville pour acheter une puce locale et des unités pour nous connecter à internet. Puis nous trouvons facilement l’hôtel que nous avait conseillé le policier à la frontière.

On trouve tout sur internet… des conseils de voyageurs qui ont rencontrés les mêmes difficultés et finalement obtenu la vignette ainsi que les circulaires des douanes ivoiriennes…

Celle sur laquelle s’appuie le refus date de 2007. Or celle de 2017, nous permet d’obtenir la vignette touristique…

Donc, le lendemain, après avoir fait imprimer les circulaires nous nous rendons au bureau des douanes pour y rencontrer de nouveau le capitaine. Il n’est pas là… nous expliquons que nous allons l’attendre… on sort notre Rumikub… après 2 parties aussi longues que l’attente… les employés partent déjeuner… nous décidons d’en faire autant… sans oublier de laisser une demande de vignette complétée et signée… en disant que nous allons revenir… nous obtenons le nom du capitaine…

Les mamies résistantes à défaut d’être trotteuses…

Anecdotes croustillantes… 😏

Dernier jour en Guinée et une collection de souvenirs…

Quand vous vous arrêtez faire de l’essence et que vous demandez s’il est possible de laver le pare brise et que le pompiste vous montre comment fonctionne le lave glace… 😉 je vous raconte pas les yeux de Christine… 😏

Quand vous avez une salle de bain avec un loquet à l’extérieur… cela pose quand même quelques questions… ⁉

Quand la serveuse propose à Christine d’ouvrir sa portion individuelle de beurre et de beurrer son pain… la réaction ne se fait pas attendre… 😁

Quand le policier sur la route nous demande « vous voyagez seules ? » « où sont vos enfants ? »… 🙄

Quand un jeune homme s’arrête au moment de notre pique nique et nous invective de lui donner des gâteaux que nous n’avons pas… puis s’arrête instantanément quand Christine lui demande si il parle comme cela à sa maman en lui montrant ses cheveux blancs… (nous sommes régulièrement nommées ainsi 😂, signe de respect!) et repart avec notre reste de pique nique.

Quand un gendarme demande à Christine de retourner chercher un tampon supplémentaire sur notre « laisser passer spécial » voiture à Mamou ( à 1h30 de route en arrière) ou de négocier… que je palabre avec un grand sourire (j’aurai pu tenir longtemps !)… et qu’il finit par nous laisser poursuivre notre chemin sans rien obtenir… 🙄

Quand le gérant d’un hôtel à Kissidougou ne veut pas nous louer une chambre avec un grand lit… parce que nous ne sommes pas mariées… 😮

Quand un jeune employé de l’hôtel de Mamou me demande si j’ai une fille… 🤨 pour se marier avec elle… 😉 cela me change des 4 « propositions » déclinées avant d’arriver en Guinée… 🤣

Quand je descends acheter un pamplemousse épluché et que je reviens avec un savon… 😎

Quand on ne trouve plus l’assurance de la voiture et que le policier (vrai ou faux ???) nous dit que cela va nous coûter 1 million de litres d’essence… 😨 on retourne toute la voiture !

Et bien plus encore…

On ne dit jamais 2 sans 3… 🙃

Après notre déconvenue au sud de l’Espagne et nos 11 jours à 80 km de la frontière Mauritanienne… nous avons eu quelques sueurs pour notre prochain passage de frontière…

Lundi dernier, de bon matin, munies de nos passeports et de diverses photocopies, nous nous rendons à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Conakry…

Je suis surprise de trouver le lieu désert… personne, pas d’attente… rien à voir avec l’ambiance de l’ambassade de Guinée à Dakar… cela aurait dû nous mettre la puce à l’oreille… Les premiers mots de l’employé d’ambassade sont « les frontières terrestres sont fermées »… puis « attendez là »… finalement, ne me demandez pas par quel miracle… il nous propose de nous faire passer par un de ses contacts proche de la frontière…

Nous rentrons à l’hôtel rassurées pour cette fois… les frontières terrestres du Ghana et du Togo sont elles aussi fermées… on croise les doigts pour qu’elles ouvrent dans les semaines à venir… à moins que d’autres « anges gardiens » se présentent sur notre chemin… 😉

La raison de ces fermetures, alors que le ciel est ouvert, est qu’ils n’ont pas la logistique nécessaire aux tests PCR à proximité des frontières terrestres…

Mardi soir, Sylvain, l’employé de l’ambassade nous apporte à l’hôtel nos visas… et nous laisse ses coordonnées pour lui confirmer que tout s’est bien passé…

Donc de bonne heure mercredi matin nous remontons la péninsule pour sortir de Conakry… Après 6 heures (pour 140 km), nous sommes ravies de retrouver le calme de l’hôtel Masabi à Kindia.

Prochaine étape Mamou… on sait que la route est vraiment pourrie… après direction sud est… et ce sera de nouveau de la découverte 😀

Qui dit intérieur du pays dit aussi difficultés à trouver du réseau… à bientôt 😏

Couleurs locales…

Échafaudage artistique

Comme la végétation du bord des routes, la voiture, nos vêtements, nos chaussures, nos sacs, nos cheveux,… sont « couleur locale »… c’est un pays de poussière rouge… étonnamment les lessives qui sèchent sur les bambous au bord des routes sont d’un blanc éclatant…

Nous avons quitté pour un temps le Franc CFA pour le Franc Guinéen. Si la conversion est facile… 10 000 Francs Guinéen c’est un peu moins d’1 euros… payer un million de Francs, c’est déroutant ! Même si au final « ce n’est que 100 euros »… Nous avons donc dû changer la taille de notre porte monnaie commun… 😉

S’il n’était pas dans nos plans de visiter Conakry, capitale de la Guinée, le visa pour nous rendre en Côte d’Ivoire en a fait une destination obligatoire… Compte tenu de l’état des routes et de la circulation extrêmement dense de toutes les capitales d’Afrique, nous décidons de nous y rendre un dimanche matin, caressant l’espoir d’un déplacement rapide… Malgré tout Conakry est difficile d’accès… située sur l’étroite presqu’île de Kaloum, elle est desservie par une route à 4 voies séparée par un terre plein central sur 30 kilomètres…

Nous sommes ralenties au niveau des marchés plus ou moins grands, point de rendez vous des motos taxis… et par les « carrefours », si peu nombreux qu’on a l’impression d’une immense concentration de véhicules en tous genres… Les policiers sur place, munis de grands bâtons, sont bien impuissants dans cet enchevêtrement de véhicules… et comme il faut faire beaucoup de kilomètres pour traverser cette avenue, il est courant de voir, sur la file de droite des voitures circuler à contre sens…

Finalement, nous nous en sommes pas trop mal sorties… nous avons juste été bloquées 1 heure à la hauteur d’un des 4 « carrefours »… en plein « drive » Guinéen 😉😍… des dizaines de vendeurs déambulant entre les voitures… proposant de tout… de l’eau, des sodas, des masques, des gâteaux, des oranges épluchés, des cd, des cigarettes, de la vaisselle, des boites de mouchoirs, des pagnes,… et même des cotons tiges !

Authentique Guinée

Il n’y a pas que les routes qui sont à trous… Il est particulièrement difficile de trouver de la wifi pour se connecter… Nous avons dû attendre Kindia à 112 kilomètres de Conakry pour en avoir… C’est pourquoi il y a un peu de décalage entre notre vécu terrain et la date de mon post… et donc pas d’inquiétude si je ne publie rien pendant plusieurs jours…

Je trouve la Guinée et les Guinéens authentiques… probablement parce que le touriste y est très peu développé…

Après avoir traversé des kilomètres de paysage complètement labouré par les orpailleurs… nous entrons dans un paysage de moyenne montagne avec beaucoup de végétation, le tout assez vert… bien que saupoudré de poussière rouge…

Les matinées sont brumeuses… Le soleil apparaît vers 10-11h…

Les guinéens, enfants et adultes, nous abordent avec un grand sourire… lançant des « bonjour, ça va bien ! »… les enfants se prêtant à des séances photos sans rien demander en échange… difficile de résister à la tentation d’un « petit cadeau »… mais c’est ainsi qu’ensuite…

Les maisons sont principalement construites en « dur », il reste peu de cases traditionnelles.

Les déplacements se font en grande partie en petites motos plus adaptées aux routes-pistes… il y a bien quelques voitures pas toujours en bon état mais peu en comparaison des autres pays que nous avons traversés…

Ici comme en Mauritanie et au Sénégal, les jeunes avec lesquels nous discutons ont souvent tenté le voyage vers l’Europe… prêt à tout quitter… à travailler dur… caressant l’espoir d’une vie meilleure… d’un retour au pays avec de quoi se construire un avenir…

Contrairement au Sénégal et à la Mauritanie, les gestes des Guinéens sont gratuits… pas de stratégie pour nous soutirer quelques billets 💶… Ici je ne me sens pas « différente » (très blanche)… pour autant tout cela ne me laisse pas indifférente… 😏

Première réparation…

Les routes de Guinée sont particulièrement difficiles… Je croyais avoir eu un aperçu d’un tronçon chaotique sur le chemin de la cascade au Sénégal… Mais finalement que nenni… La route nationale, (oui, oui, notée ainsi sur la carte Michelin), c’est du goudron à trous, voire à cratères tous les 50 mètres… Et des tronçons de pistes particulièrement ravinées… Résultat 5 heures pour faire 150 km… dans la chaleur, la poussière et les gaz d’échappement des nombreux camions… Non seulement c’est fatiguant mais lassant car difficile d’admirer le paysage même pour le passager… 😅

Donc en dignes mamies trotteuses nous faisons beaucoup d’arrêts dans des hôtels des villes qui sillonnent notre route… et contrairement à ce que nous pensions, aller à Conakry à partir de la frontière Sénégalaise en 3 jours s’avère impossible… Il nous faudra 5 jours minimum… si tout va bien… Sans crevaison en chemin…

Comme très souvent, nous faisons un ravitaillement d’eau avant de quitter une ville… Il faut dire que nous en consommons chacune 2 litres et demi à 3 litres par jour… Et si nous trouvions jusqu’à présent de l’eau dans de grands contenants (5 litres ou 10 litres), en Guinée, l’eau se trouve principalement en sachet d’un quart de litre… Avant de quitter Labé nous faisons un arrêt devant une boutique pour tenter d’acheter de l’eau en bouteilles d’une litre et demi… quand notre second ange gardien nous signale que notre pneu avant droit est dégonflé… pas question de quitter la ville avant d’en savoir davantage… de se retrouver en panne sur le bord de la route-piste… Donc direction le garagiste le plus proche… qui officie sur le bord de la route… Il s’agit bien d’une crevaison dues à des épines de végétaux… il met la roue de secours et répare notre pneu crevé… Nous attendons tranquillement (il a 2 autres clients avant nous) tout le temps de la réparation (environ 1h30) sur un banc qui jouxte l’échoppe… Je suis admirative… Quelle maîtrise de son art avec si peu de moyen… Pour 50 000 Francs Guinéens, soit un peu moins de 5 euros, nous repartons à neuf… Je n’ai pas résisté à faire quelques photos… 😉

Passage de frontière des mamies trotteuses…

Nous avons décidé de tester le passage en Guinée via le poste d’Oubadji (Sénégal) et de Youkounkoun (Guinée)… pour éviter de revenir sur nos pas et d’allonger notre chemin de 2 à 3 jours…

Après 70 km de goudron, une piste de 25 km nous attend au bout de laquelle se trouve le poste frontière côté Sénégal.

Au poste frontière d’Oubadji, il faut commencer par trouver le responsable… qui nous explique qu’il doit appeler le chef car il ne sait pas ce qu’il faut faire… rare, très rare sont les voitures qui passent par là… Après avoir écrit nos noms, prénoms et numéros de passeport sur un cahier, il nous explique qu’il ne sait pas si nous pourrons traverser la rivière qui délimite la frontière avec la Guinée… Il nous propose de nous accompagner et d’apposer le tampon si nous traversons… 😉Après quelques aménagements pour lui faire une place dans la voiture, nous voilà reparti avec le douanier, son cachet et son tampon encreur…

Au bout de 8 km de piste, nous stoppons la voiture face à une pente abrupte pour explorer le terrain à pieds dans un premier temps… Le passage est difficile mais Christine décide de le tenter… Chapeau bas… Nous la rejoignons à pieds et nous obtenons nos sésames… nous pouvons continuer la route jusqu’au village de Youkoukoun en Guinée… Là nous attendons patiemment le policier pour obtenir le tampon d’entrée…

Nous nous posons à Koundara, ville la plus proche de la frontière, épuisées… Peu de touristes passent par là… on fait plusieurs fois le tour de la ville… traversons le marché dans les 2 sens… jusqu’à ce que Jim, notre ange gardien du jour, nous conduise à un « hôtel », qui est finalement une chambre dans une maison au confort plus que sommaire… Un très grand lit au matelas en « noyaux de pêches », de l’électricité de 19h à 1h du matin, et deux seaux d’eau en guise de douche… Première nuit en Guinée difficile… et petit déjeuner sur le bord de la route… trop sympa !!!